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Quand ils parlaient d’eux-mêmes, ils disaient : 

LE PEUPLE… LES HOMMES… LES HOMMES VRAIS… LES HOMMES DES NUAGES… LES HOMMES DE L’EAU BLEUE… LE PEUPLE DE L’OISEAU…

« Ils vivaient dans un espace immense, vénéraient le soleil et craignaient le tonnerre. Ils cherchaient l’harmonie avec la nature, respectant les plantes et les animaux. Ils honoraient la terre et furent vaincus par d’autres qui ne voulaient que la posséder. Ils étaient courageux et même l’Histoire ne sut leur donner un nom digne d’eux : Peaux-Rouges, pour ces hommes à peau brune, Indiens, en référence à une terre qui n’était pas la leur et à un navigateur qui ne fut pas le premier. Ils étaient dignes de respect et furent traités comme des sauvages par des envahisseurs qui amenèrent avec eux guerres, maladies, violence et cupidité. Même ceux qui venaient prêcher l’amour du prochain s’en mêlèrent : pour des centaines de prêtres-martyrs, combien de moines-soldats, combien de puritains et autres fous de Dieu chassant l’Indien comme on chasse une mauvaise pensée ? Seules quelques voix s’élevèrent pour protester, s’opposer au nom du bien et de la justice. Seuls quelques exemples laissent à rêver que l’Histoire aurait pu s’écrire autrement: Les colons suédois qui vécurent en bonnes relations avec leurs voisins indiens, Les quakers de William Penn qui vinrent avec des idées de paix, conscients d’empiéter sur le domaine d’autres hommes, Les pionniers et coureurs des bois de la Nouvelle-France qui eurent avec les Indiens des relations souvent fraternelles, partageant leur vie et épousant leurs filles, Trop rares exemples, frêles esquifs d’humanité dérivant sur un torrent de larmes et de sang. ».

Montagnes des Rocheuses – Utah

Ce texte a été rédigé en 1994 par Gilbert Legay, graphiste et illustrateur français, photographe et vidéaste, homme de communication et auteur. Pas de points communs en apparence avec le passionné, voire l’expert en matière de civilisations américaines. Mais cette rencontre anonyme est à la croisée des chemins. Beauté, spiritualité, philosophie, histoire, environnement, mode de vie… Les Nations indiennes nous donnent accès à un autre monde, traditionnel et ancien mais d’une étrange modernité à de nombreux égards. Ils nous rapprochent aussi d’une autre histoire, celle des Etats-Unis d’Amérique.

Trois années de travail vont être nécessaires et vont déboucher en 1995 et en 2004 sur l’édition de deux ouvrages. Succès objectifs de librairies, traduits en huit langues, largement diffusés aussi aux Etats-Unis, les deux livres réalisés par Gilbert Legay et Olivier Legay font désormais références :

ATLAS des Indiens d’Amérique du Nord
Editions Casterman – ISBN 2-203-11633-1
DICTIONNAIRE des Indiens d’Amérique du Nord
Editions Casterman – ISBN 2-203-13135-7
C’est avec l’aimable autorisation des Editions Casterman qui permirent ce projet il y a 15 ans et l’adhésion enthousiaste des auteurs que nous vous invitons à la découverte de planeteindienne.com

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Subartique, les MONTAGNAIS

Leur nom fut donné par les Français, en raison de la topographie de leur territoire. Eux-mêmes s’appelaient Ne-enoilno, « peuple parfait ».

De langue algonquian, ils vivaient au sud du Labrador, entre l’estuaire du Saint- Laurent et la baie James. Pêcheurs et chasseurs, ils étaint nomades, organisés par communautés de 50 à 100 individus. Ils étaient liés aux Naskapis et aux Crees par de grandes similitudes de langage. Leurs ennemis traditionnels étaient les Micmacs et, surtout, les Iroquois. Largement évangélisés, ils devinrent de fidèles partenaires des Français dans le commerce et la guerre. La raréfaction des animaux à fourrure, la famine, la guerre et les épidémies les menacèrent d’extinction.

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Subartique, les NASKAPIS

Nom donné par les Montagnais et signifiant rustique, rude, dur. Eux-mêmes s’appelaient Nanettot, « les vrais hommes ».

De langue algonquian, ils vivaient dans la région centrale du Labrador. Chasseurs de caribous et de petit gibier, ils étaient
alliés à leurs voisins Montagnais. Leurs seuls ennemis étaient les Inuits établis plus au nord. Quelques centaines de Naskapis vivent aujourd’hui au Québec.

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Subartique, les CREES

Leur nom est la contraction de Christinaux, forme française de Kenistenoag, l’un de leurs noms d’origine.

Eux-mêmes s’appelaient Iyinitvok, « ceux de la première race ». Les Athabascans du nord les désignaient du nom de Enna, « ennemis ». De langue algonquin, ils étaient le peuple charnière entre Algonquins et Athabascans, les Crees étaient scindés en deux branches : les Crees des Plaines et les Crees des Bois qui occupaient l’espace entre la rive ouest de la baie James et le lac Athabasca. Connue sous le nom de Têtes de Boule, une bande cree de chasseurs nomades vivait aussi au Québec.
Chasseurs et pêcheurs, les Créés des Bois excellaient dans la conduite de leurs canots en écorce de bouleau. Stratégiquement établis, les Crees furent au cœur de la concurrence franco-anglaise pour le contrôle du commerce des fourrures. Alliés au peuple frère Chipewyans, ils entretinrent de bons rapports avec les Blancs, au détriment des Athabascans du nord et de l’ouest.
Estimée à 15 000 individus en 1776, la population cree fut sévèrement touchée par la variole. Tombés à 2500 au XIXe siècle, les Crees seraient aujourd’hui 10 000 au Manitoba, et 5 000 dans les Territoires du Nord.

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Subartique, les CHIPEWYANS

Leur nom est la contraction de l’algonquin-cree chipwayanawok, signifiant « peaux en pointe », en référence aux tuniques des Athabascans.

De langue: athabascan, ils vivaient sur un territoire compris entre le lac des Esclaves au nord-ouest, le lac Athabasca au sud-ouest et la baie d’Hudson à l’est. Ils étaient chasseurs de caribous et pêcheurs. L’abbé Petitot leur attribua les mêmes qualités que leurs voisins : « innocents et naturels dans leur vie et leurs manières, du bon sens et le goût de la justice ». Adversaires ancestraux des Créés algonquins, les Chipewyans durent céder devant ceux-ci lors de l’arrivée des Blancs (1717) et l’extension du commerce des fourrures. Ils furent repoussés vers le nord et l’ouest, jusqu’à l’épidémie de variole (1779) qui frappa durement les deux peuples.
3 500 au début du XVIIIe siècle, 4 643 de leurs descendants furent recensés en 1970.

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Le subartique, les KUTCHINS

Ethymologiquement, le nom signifie « peuple ».

De langue athabascan, ils étaient aussi appelés Loucheux. Ils vivaient dans la région comprise entre la haute vallée du Yukon et l’embouchure de la rivière Mackenzie. Très hospitaliers, ils avaient malgré tout la réputation d’être plus agressifs que les autres Athabascans. Ils étaient de grands chasseurs et piégeurs d’animaux à fourrure. Les Kutchins étaient, en fait, un groupe de tribus ayant chacune leur territoire : Kutcha, Dihai, Tennuth, Takkuth, Tatlit… Alexandre Mackenzie les rencontra en 1789. Leurs relations avec le monde blanc s’établirent ensuite par le biais de la Compagnie de la baie d’Hudson. La découverte de l’or dans la vallée du Klondike bouleversa leur vie nomade et libre.
La population totale a été évaluée à 1200 individus en 1936.

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Le subartique, les YELLOWKNIFES

Leur vrai nom, Tatsanottine, signifiait « hommes de l’écume de l’eau ».

Plus connus sous les noms de Copper Indians (« Indiens du cuivre »), Couteaux-Jauttes ou Couteaux-Rouges, autant de noms faisant référence au minerai de la Coppermine River. De langue athabascan, ils vivaient sur les rives nord et est du Grand Lac des Esclaves. Ils étaient chasseurs de caribous et de bœufs musqués. Ils utilisaient la Tatsanottines a la couleur du cuivre, un minerai qui permettait de fabriquer armes et outils et bénéficiaient grâce à cela d’une aisance privilégiée. Mais lorsque les Européens introduisirent sur le marché des articles en fer et en acier, les Yellowknives, impuissants devant une telle concurrence, migrèrent lentement vers le sud.
Leur effectif était estimé à 500 en 1906.

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Le subartique, les DOGRIBS

Leur nom, Thlittgchadittne, signifiait « peuple du flanc du chien ».

Selon une légende, cette tribu était née de l’union d’une femme et d’un être surnaturel moitié homme, moitié chien. De langue athabascan, ils occupaient un territoire séparant le Grand Lac de l’Ours et le Grand Lac des Esclaves. Ils vivaient en bonne intelligence avec leurs voisins Slaves, dont ils partageaient la réputation de peuple pacifique. Grands, peu communicatifs, ils chassaient le caribou et le bœuf musqué. Portaient moustache et barbe. Repoussés vers le nord par les incursions Crees, ils s’excluèrent d’eux-mêmes du commerce des fourrures par crainte de traverser le territoire de tribus rivales.
Leur population, estimée à 1250 en 1670, étaient de 1150 en 1906.

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Le subartique, les TANANAS

Ils furent longtemps appelés Tenan-Kutcbin (« peuple de la montagne ») et considérés à tort comme l’une des tribus kutchin.

Ils portent désormais le nom de la rivière Tanana, affluent du Yukon. De langue athabascan, ils étaient établis sur le cours inférieur de la rivière Tanana (Alaska). Fiers guerriers, redoutés de leurs voisins, ils étaient également réputés pour la qualité d’ornementation de leurs parkas. Ils étaient chasseurs de caribous et d’élans.
On a dénombré 415 individus en 1910. Les estimations antérieures sont très incertaines.

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Côte Nord-Ouest, les CHINOOKS

Tiré du Tsitiuk, leur nom est celui que leur donnaient leurs voisins Chehalis.

Ils étaient également surnommés les « têtes plates » parce qu’ils déformaient le crâne de leurs enfants. De langue chinookan, leur langue ne doit pas être confondue avec le chinook, langue commerciale utilisée au XIXe siècle dans la région pour favoriser les échanges. Ils vivaient au nord de l’estuaire de la Columbia, près de l’actuel site de Seattle. Pêcheurs, ils s’imposèrent aussi comme animateurs du commerce entre tribus, puis entre Indiens et Blancs. • L’Anglais John Meares, à la recherche de fourrures, les rencontra en 1788, l’expédition Lewis et Clark les visita en 1805. Les Chinooks furent décimés par la variole en 1829. Leurs survivants ont été absorbés progressivement par d’autres tribus comme les Chehalis.

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Côte Nord-Ouest, les MAKAHS

Leur nom signifiait « peuple du cap ».
De langue wakashan, ils peuplaient les abords du cap Flattery (aujourd’hui frontière américano-canadienne), face à l’île de Vancouver. Vivant de la cueillette et de la pêche, ils chassaient aussi phoques et baleines. Ils cédèrent leur territoire au gouvernement des USA en 1855. Ils se virent pourtant attribuer sur place une petite réserve en 1893.
Estimés à 2 000 en 1780, les Makahs sont encore un millier à Neah Bay.
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Côte Nord-Ouest, les NOOTKAS

Leur nom d’origine est inconnu.

De langue wakashan (première division avec les Makahs), ils habitaient la côte ouest de l’île de Vancouver. Ils étaient de grands chasseurs de mammifères marins (baleines, phoques, dauphins). Ils furent visités précocement par Juan de Fuca (1592), puis Perez (1774), Cook (1778) et Vancouver (1792). La fondation de Victoria (1843) marqua la fin de leur indépendance culturelle. Ils se convertirent progressivement au catholicisme.
6 000 Nootkas vivaient en 1780, 3 200 en 1967, répartis dans la province de Colombie britannique (Canada).

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Côte Nord-Ouest, les TLINGITS

Leur nom est un dérivé de Lingit, « peuple ». Leur langue est un isolât linguistique.

Ils vivaient sur les Iles de l’archipel Alexandre, aux confins de l’Alaska. Pêcheurs de saumons, sculpteurs et vanniers, commerçants actifs et guerriers redoutés,
les premiers contacts eurent lieu avec les Russes. A la suite de l’expédition de Chirikov (1741), ceux-ci installèrent une tête de pont dans l’île Baranov et entretinrent des rapports difficiles avec les Tlingits. Les Tinglits seront rudement touchés par une épidémie de variole en 1837. Trente ans plus tard, les Russes cédèrent aux Etats-Unis l’Alaska et la côte des Tlingits.
La population semblerait stable : 10 000 en 1750, 8 500 en 1985

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Côte Nord-Ouest, les KWAKIUTLS

Deux significations de leur nom sont possibles: « fumée du monde » ou, plus sûrement, « rivage au nord » de la rivière.

De langue wakashan (seconde division avec les Bella Bellas), ils occupaient les rives du détroit de la reine Charlotte et le nord de l’île de Vancouver. Ils réputés à plusieurs titres : navigateurs expérimentés, pêcheurs et chasseurs efficaces, habiles sculpteurs et bons commerçants.
Après le passage de Bodega (1775), ils surent accueillir explorateurs et négociants anglais et américains. Ils parvinrent à préserver leur culture malgré les efforts des missionnaires.
Environ 4 500 en 1780, ils étaient 2 500 en 1968.

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Côte Nord-Ouest, Les TSIMSHIANS

Leur nom signifiait « peuple de la rivière Skeena ».

De langue penutian, ils occupaient l’estuaire du fleuve Skeena. Pêcheurs (saumons) et chasseurs (ours, cerfs), ils étaient très liés aux Haidas et Tlingits, quoique beaucoup moins guerriers. Réputés adroits sculpteurs sur bois, os et ivoire, ils n’eurent que de rares contacts avec le monde blanc jusqu’à l’installation de la compagnie de la baie d’Hudson (1831). Ils subirent ensuite la pression des chercheurs d’or et autres prospecteurs.
Leur population estimée à 5 000 âmes au début du XIXe siècle étaient de 1 700 personnes en 1968.

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Côte Nord-Ouest, les HAÏDAS

Leur nom est dérivé de xa’ida qui signifie « peuple ».

Leur langue est un isolât linguistique. Établis sur les îles du prince de Galles et de la reine Charlotte, ils étaient pêcheurs, remarquables sculpteurs sur bois, habiles commerçants et redoutables guerriers. Visités successivement par les navires de Juan Perez (1774), Bodega (1775) et La Pérouse (1786), les Haidas furent durement touchés par la variole.
Environ 8 000 en 1760, ils étaient 1500 en 1968.

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Le Plateau, les SALISHS ou FLATHEADS

La tribu Salish est plus connue sous le nom de Flathead.

Ce nom signifiait « tête plate ». Il était employé par les Blancs à l’égard des tribus qui déformaient le crâne des jeunes enfants par un bandage frontal. Abusés par la présence de Chinooks (sans doute esclaves) dans des tribus salishs, des trappeurs canadiens surnommèrent ainsi ce peuple, alors qu’il ne pratiquait nullement cette mutilation !
De langue salishan, il vivaient à l’ouest du Montana, chasseurs de daims et de bisons. Inexorablement refoulés vers l’ouest par leurs ennemis Blackfeet, les Flatheads vécurent en paix avec les Blancs. Ils cédèrent leur territoire au gouvernement en 1855 contre l’octroi d’une réserve au Montana.
Iles étaient 600 au début du XXe siècle.

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Le Plateau, les KOOTENAIS

Leur nom est issu de la corruption d’un de leurs mots, Kutonaga, par leurs ennemis Blackfeet.

Les Nez-Percés et les Salishs les appelaient « hommes de l’eau ».
Leur langue est un isolât linguistique. Ils peuplaient le Sud-est de la Colombie britannique, le nord-ouest du Montana et le nord-est du Washington. Chasseurs de bisons, ils étaient les ennemis des Blackfeeet. Leurs relations avec les Blancs furent assez cordiales.
Estimée à 1 200 en 1780, leur population occupe aujourd’hui, pour partie, une réserve au Canada (549 en 1967) et, pour partie, dans l’Idaho (123 en 1985).

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Le Plateau, les NEZ-PERCES

Ce nom était utilisé par les Français pour désigner les groupes dont certains membres avaient le nez orné d’un coquillage. Plus tard, l’usage de ce nom fut conservé pour cette seule tribu. Eux-mêmes s’appelaient Nimipu : « le peuple ».

De langue shahaptian/penutian, ils occupaient une large fraction de l’Idaho et nord-est de l’Oregon (vallées de la Snake et de la Clearwater). Ils étaient chasseurs de bisons. Pourtant très pacifiques, ils s’opposèrent aux actions des trappeurs entre 1830 et 1840. Ils cédèrent une grande partie de leur territoire au traité de Walla Walla en 1855, mais leur réserve fut envahie par les chercheurs d’or en 1860. Suite au traité de 1863, ils ne conservèrent que la réserve de Lapwaï. En 1877, la décision d’ouvrir la vallée de la Wallowa provoqua la révolte des Nez-Percés menés par Chef Joseph. Leur tragique odyssée prit fin en 1878.
Leur population a été estimée à 4 000 en 1780. Deux siècles plus tard, 2 015 Nez- Percés vivent dans la réserve Lapwaï en Oregon.

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Au coeur des Rocheuses, les CAYUSES

Leur propre nom était Wailetpu.

La signification de leur nom est inconnue. De langue wailatpuan, branche du shahaptian, ils occupaient l’est de l’Oregon. Chasseurs de bisons, ils luttèrent farouchement de 1847 à 1849 (Guerre des Cayuses), puis de 1853 jusqu’à la bataille de Grande Ronde (1856).
Ils sont installés dans une réserve avec les Umatillas dans l’Oregon. 500 en 1780, ils étaient 370 en 1937.

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Au coeur des Rocheuses, les PALOUSES

L’étymologie de leur nom est inconnue.

De langue shahaptian/penutian, ils étaient établis aux abords de la rivière Palouse (Washington et Idaho). Alliés des Nez-Percés et chasseurs de bisons, ils résistèrent avec d’autres tribus à la pression blanche, de 1848 à 1858. Ils furent les derniers à combattre et, bien qu’inclus dans le traité de 1855, ils refusèrent de vivre en réserve.
1 600 en 1805, on en compta 82 en 1910.

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Au coeur des Rocheuses, les YAKIMAS

Ils s’appelaient eux-mêmes Waptailmin, « peuple de la rivière étroite ».

Leur nom signifiai aussi « fugitifs ». Leur langue étaient le shahaptian/penutian. Ils peuplaient le cours inférieur de la Yakima (Washington), non loin de l’actuel Seattle. Pêcheurs et chasseurs traditionnels, très liés aux Nez-Percés, ils chassaient aussi le bison. Comme leurs voisins, ils s’opposèrent à l’invasion de leurs terres et luttèrent de 1853 à 1859 avec leur chef Kamaïkin. Vaincus, ils se soumirent au traité de Fort Elliott et intégrèrent une réserve dans le Washington.
3000 en 1780, la population actuelle est impossible à évaluer, leur réserve étant ouverte à d’autres tribus (Klikitats, Palouses, Wascos).

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Au coeur des Rocheuses, les WALLAS-WALLAS

Leur nom signifie « petite rivière ».

De langue shahaptian/penutian, ils vivaient sur le cours inférieur de la Walla Walla (sud-est de Washington et nord-est de l’Oregon). De culture traditionnelle axée sur la pêche, ils participèrent à la lutte des tribus du Plateau, de 1853 à 1858.
Les descendants sont installés dans la réserve Umatilla en Oregon. La population, estimée à 1 500 en 1780, étaient de 631 en 1937.

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Le Grand Bassin, les WACHOS

De Washiu : « personne ».

Les Washos étaient de langue hokan et habitaient dans l’Ouest du Nevada. Ils étaient connus pour leurs qualités de vanniers. Défaits par les Paiutes qui les repoussèrent vers la région de Reno (1862). Le gouvernement leur proposa 2 réserves que les colons blancs occupèrent avant même leur installation (1865).
Un millier d’individus en 1845, ils étaient 600 en 1937.

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Le Plateau, les THOMPSONS

Ce nom leurs fut donné par les Blancs, en référence à la rivière Thompson. La tribu s’appelait Ntlakyapamuk de signification inconnue.

De langue salishan, ils étient établis dans la Vallées des rivières Thompson et Fraser (Colombie britannique). Pêcheurs et chasseurs (caribou, daim, orignal), ils furent décimés par l’irruption de mineurs sur leur territoire (1858) et par des épidémies de variole les années suivantes.
Les Thompsons continuent de vivre sur d’étroites parcelles. Environ 5 000 vers 1780, on en recensa 1 776 en 1906.

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Le Plateau, les SPOKANS

Leur nom, à l’étymologie incertaine, pourrait signifier « peuple du soleil ».

De langue salishan, ils vivaient à l’est de l’État de Washington. Pêcheurs et chasseurs de tout gibier, dont le bison, ils résistèrent deux ans à l’armée américaine, jusqu’au traité de Fort Elliot en 1855. Leurs descendants vivent dans des réserves dans les Etats du Montana et de Washington.
Environ 2 000 vers 1780, ils étaient 847 en 1937.

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Le Grand Bassin, les UTES

Certaines tribus les appelaient « hommes noirs » ou « peuple noir ».

Leur nom, et toutes ses variantes (Utas, Utaws, Utsias, Youtahs…) pourrait être une corruption de leur propre nom Notch (sens inconnu). De langue shoshonean, ils étaient établis au centre et à l’ouest ouest du Colorado pour les Utes de l’est ; Utah oriental pour ceux de l’ouest.
Peuple réputé agressif, très lié aux Shoshones et aux Bannocks, ils répondirent à l’invasion blanche par le vol de bétail et de chevaux. Ils se consacraient à la chasse au bison. Sous l’influence du chef Ouray, leurs relations avec les Blancs se pacifièrent progressivement, mise à part une révolte en 1879 (bataille de Milk Creek).
♦ Estimé à 4 500 en 1845, leur nombre était de 2000 en 1937.

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Le Grand Bassin, les Paiutes

Leur nom pourrait signifier « les vrais Utes ».

De langue shoshonean, la branche nord des Paiutes vivait au nord du Nevada et au sud-est de l’Oregon ; la branche sud, au sud du Nevada et au sud-est de l’Utah. Organisés en petites bandes autonomes, ils vivaient, au XIXe siècle, à un stade proche de l’âge de pierre. Prospecteurs d’or et colons se ruant sur la route de l’Ouest après 1850, ce sont les Mormons, peu désireux de l’irruption, qui armèrent les Indiens ! Les Paiutes du nord se virent attribuer des réserves à partir de 1865, ceux du sud quelques décennies plus tard. Ils s’associèrent à la révolte des Bannocks en 1878.
Ils étaient de 5 à 6 000 individus en 1985 dans les réserves du Nevada (Duck Valley, Pyramid Lake, Walker River) et les ranches californiens.

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Le Grand Bassin, les SHOSHONES

Leur nom d’origine incertaine pourrait signifier « dans la vallée ».
Certaines tribus voisines les désignaient dans leurs langues par des noms tels que « ceux qui habitent des huttes d’herbe », mais, pour la plupart et pour les Européens, ils étaient « les Serpents » ou « peuple du Serpent ». Leur langue appartenait à la famille linguistique shoshonean.
Les Shoshones du Nord occupaient l’Idaho oriental, l’ouest du Wyoming et le nord-est de l’Utah près du Grand lac Salé.
On trouvait les Shoshones de l’Ouest au sud de l’Idaho, au sud-ouest de l’Utah et au nord du Nevada.
Les Shoshones du Nord vivaient, tels les Indiens des Plaines, de la chasse au bison. Ils firent connaître le cheval à bien des tribus voisines : Blackfeet, Crows, Nez-Percés… Plus sédentaires, ceux de l’Ouest se consacraient surtout à la cueillette et à la pêche au saumon.
En conflit permanent avec leurs voisins, les Shoshones comprirent avant eux l’inéluctable victoire des Blancs. Leur neutralité servit leurs intérêts. Ayant même fourni des scouts aux « tuniques bleues », ils obtinrent la superbe réserve de Wind River (Wyoming).
Environ 4 500 en 1845, les Shoshones approcheraient aujourd’hui le même nombre, avec un fort taux de métissage.
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Le Grand Bassin, les BANNOCKS

Leurnom est la corruption de leur propre nom : Batia’kwut.

De langue shoshonean, ils étaient établis dans la région Sud-est de l’Idaho, puis la région ouest du Wyoming et sud du Montana. Disposant de chevaux depuis le début du XVIIIe siècle, les Bannocks chassaient le bison. Ils se déplaçaient par petites bandes, vivant dans des huttes de roseau recouvertes de nattes d’herbe en été, et dans de petits abris à demi enterrés en hiver. Ils péchaient également le saumon. Ils étaient aussi d’habiles vanniers. Fiers et ombrageux, les Bannocks souffrirent des épidémies de variole. Leurs conflits avec les Blackfeet et les Nez-Percés, puis avec les Blancs, furent incessants. Défaits par l’armée américaine sur la Bear River (1863), ils furent assignés dans la réserve de Fort Hall (Idaho). Il se révoltèrent en vain en 1878 sous la conduite de Buffalo Horn.
Ils étaient environ 5 000 individus en 1829, les Bannocks seraient un bon millier aujourd’hui.

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Californie, les HUPAS

Leur nom est une corruption par les Yuroks du nom de la vallée Hoopa occupée par cette tribu.
De langue athabascan, ils peuplaient les Vallées de la Trinity et la New River, et le cours inférieur de la Klamath (Hoopa Valley).
Leurs villages rassemblaient de petites maisons en bois de cèdre disposées autour de la loge à sudation. Les femmes étaient habiles vannières et les hommes adroits sculpteurs du bois. Basée sur la richesse des individus, la société hupa était régie par une codification complexe: les différents conflits étaient réglés par voie de compromis et de dédommagements.
Isolés dans les vallées, ils ne furent que tardivement en contact avec les Blancs (vers 1850). Soucieux d’éviter leur perte, le gouvernement américain leur aménagea une réserve dès 1864.
Estimée à 1000 au milieu du siècle dernier, leur population aurait doublé aujourd’hui.
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Californie, les KAROKS

Leur nom vient probablement de karuk, signifiant « en amont ».
De langue hokan, ils étaient établis sur le cours moyen de la rivière Klamath. Chasseurs et pêcheurs, leur histoire est proche de celle des Yuroks, dont ils partagèrent la réserve.
1500 en 1770, ils seraient environ 2 000 de nos jours.
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Californie,les YUPOKS

Leur nom vient de Yuruk, terme karok signifiant « en aval ».
De langue rattachée au Palgonquia, ils étaient établis sur le cours inférieur de la rivière Klamath. Cueilleurs et pêcheurs, ils étaient connus pour leur tempérament pacifique. Entrés tardivement en contact avec les Blancs, ils connurent des conflits mineurs avec les colons et chercheurs d’or. Ils furent ensuite épargnés grâce à la constitution en réserve de leur territoire en 1855, aujourd’hui rattaché à la réserve Hupa.
Environ 2 500 au XIXe siècle, ils étaient environ un millier en 1985.
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Californie, les POMOS

Pomos, ou « Hommes » dans leur dialecte.

Pomo était également un suffixe associé aux noms de villages (ex : Ballokaïpomo, Yokayapomo, etc). De langue hokan, ils vivaient la région côtière, au nord de San Francisco. Vivant de cueillette (les glands constituaient la base de leur alimentation), de chasse et de pêche, ils étaient réputés pour leur habileté : travaux sur coquillage ou objets en écume de mer. Les femmes réalisaient les vanneries les plus élaborées de Californie, variant techniques et matériaux. Ils échappèrent largement à l’influence des missions franciscaines.
Leur population, estimée à 8 000 personnes en 1770, seraient aujourd’hui un millier.

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Californie, les YOKUTS

Leur nom signifiait « homme » dans leur propre dialecte.

Ils étaient ausi appelés aussi Mariposans. Leur langue est rattachée à la famille linguistique du penutian. Ils vivaient dans la Vallée de San Joaquim. Chasseurs et cultivateurs, beaucoup d’entre eux échappèrent aux missions espagnoles, mais furent victimes de l’expansion américaine consécutive à la ruée vers l’or (1849).
Ils étaient peut-être 18 000 en 1770, environ un millier en 1930.

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Californie, les CHUMASH

Ils étaient appelés aussi Santa Barbara et Santa Rosa Indians.
L’etymologie de leur nom reste inconnue. De langue hokan, ils étaient établis sur la côte sud de la Californie et sur quelques îles du détroit de Santa Barbara. Ils étaient essentiellement pêcheurs. Les Chumashs travaillaient le bois et la pierre avec adresse ; les femmes s’adonnaient à la vannerie. Ils furent visités par le Portugais Cabrillo en 1542. A partir de 1771, cinq missions de Franciscains s’installèrent sur leur territoire. Ces nouvelles conditions de vie aboutirent à la révolte de 1824.
Estimé à 2 000 vers 1770, leur nombre est réduit à quelques dizaines d’individus de nos jours.
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Californie, les MIWOKS

Dans leur langue, leur nom signifiait « homme ».
De langue penutian, ils vivaient dans la région du parc Yosemite, à l’est de l’actuel San Francisco. Chasseurs et cultivateurs, contraints de subir la présence de missions, ils participèrent à plusieurs révoltes. Quelques villages miwoks furent ravagés par les Mexicains en 1843. La découverte de l’or incita les mineurs en quête de main-d’œuvre à mener des expéditions peu amicales contre certaines tribus.
Environ 11 000 en 1770, il ne subsiste que quelques centaines d’individus aujourd’hui.
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Californie, les MOJAVES

Leur nom viendrait de Hamakhava, « trois montagnes », en référence au massif des Needles.

De langue hokan, ils vivaient sur les rives du Colorado, entre les Needles et l’entrée du Black Canyon. Cultivateurs, les guerriers étaient réputés pour leurs qualités athlétiques. Ils rencontrèrent les Espagnols dès la fin du XVIe siècle. Après divers épisodes sanglants face aux Espagnols, puis aux Américains, leur territoire devint réserve en 1865.
Leur population estimée à 3 000 en 1680 étaient de 856 en 1937.

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Titre

Leur est une contraction par les Espagnols de Yahmayo « le fils du chef », titre de l’héritier du pouvoir dans la tribu.

Eux-mêmes s’appelaient Kwichatia. De langue yuman, rattaché à la famille linguistique hokan, ils occupaient le cours inférieur de la rivière Colorado. D’une élégance naturelle, les Yumas étaient des guerriers redoutés. Chasseurs, pêcheurs, ils étaient aussi de bons agriculteurs pratiquant l’irrigation. Rencontrés par Hernando de Alarcôn en 1540, ils furent, dès le début du xviiie siècle, en contact avec les autres explorateurs et commerçants espagnols. Cédèrent la majeure partie de leur territoire aux USA par le traité de Guadalupe Hidalgo en 1848.
Estimés à 3 000 en 1776, les Yumas seraient un millier environ dans la vallée du Colorado et dans la réserve Yuma (Californie).

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NAVAJOS, la plus forte population indienne du continent !

Eux-mêmes s’appelaient Dineh : « le peuple ».
Ils étaient désignés comme les Apaches de Navahuu (du nom d’un pueblo Tewa au voisinage duquel ils vivaient). Navahuu ou Nauajo, « grands champs », devint Navajo ou Navaho. De langue athabascan, ils étaient installés au nord-ouest du Nouveau-Mexique et nord-est de l’Arizona. Plus sédentaires que les autres Athabascans, ils étaient agriculteurs (maïs et fruits) et devinrent efficaces éleveurs de moutons. Les Navajos firent preuve d’une habileté rare dans tous les domaines de l’artisanat : vannerie, tissage, travail d’orfèvrerie… Venus du nord comme leurs cousins Apaches, les Navajos furent davantage influencés par les mœurs des Pueblos. Ils partagèrent leur révolte en 1680. Insensibles à l’action des missionnaires, ils continuèrent à lutter contre les Espagnols. Les traités de 1846 et 1849 ne mirent pas un terme à leurs actions. En 1863, le colonel Kit Carson, chargé de les mettre à la raison, massacra les troupeaux et emprisonna une grande part de la tribu. Libérés en 1867, les Navajos purent rejoindre leurs terres et la paix s’établit enfin avec leurs voisins.
Répartis dans plusieurs réserves (Arizona, Nouveau-Mexique et Utah), les Navajos, habiles et entreprenants, ont enrichi leur communauté par l’élevage des moutons et les revenus des gisements de pétrole forés sur leurs terres.
Estimés à 8 000 en 1680, ils seraient aujourd’hui plus de 160 000, soit la plus forte population indienne du continent.
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Les APACHES, rebelles des montagnes

Leur nom vient de Apachu, mot zuni signifiant « ennemi ». Eux-mêmes s’appelaient Inde ou Tititteh : « le peuple ».

De langue athabascan, ils peuplaient l’Arizona, le Colorado, le Nouveau-Mexique pour les deux groupes d’Apaches :
-à l’ouest : Lipan Apaches, Jicarilla Apaches (« petit panier »), Mescalero Apaches (« peuple du mescal »), Kiowa Apaches.
-à l’est : Chiricahua Apaches (« montagne »), Tonto Apaches, Western Apaches, White Mountain Apaches.
Les Apaches constituaient un ensemble hétérogène, chaque tribu se différenciant par la situation géographique et l’influence de ses voisins ; ainsi les Apaches de l’Est furent influencés par les Indiens des Plaines. Farouches guerriers, ils étaient tous, à l’exception des Kiowa Apaches, de remarquables vanniers.
Venus du nord au Xe siècle (certains auteurs avancent l’hypothèse d’une migration beaucoup plus ancienne), ils menèrent, dès le XVIIe siècle, une lutte permanente contre les Espagnols et les Comanches… tout en pillant les paisibles peuples Pueblos. Après l’annexion du Nouveau-Mexique, un traité fut signé en 1852 entre Américains et Apaches… mais très vite les hostilités reprirent sous la conduite de chefs tels Mangas Coloradas ou Cochise. Ce dernier signa un traité en 1872. Après une trêve de courte durée, les Apaches rentreront à nouveau en dissidence (1876-1886) avec Victorio et Geronimo pour chefs.
Réserves au Nouveau-Mexique, en Arizona et en Oklahoma. Estimés à 5 000 en 1680, ils seraient 10000 environ aujourd’hui.

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Sud-Ouest, les PUEBLOS

Sous ce mot, signifiant dans leur langue « ville » ou « village », les Espagnols désignèrent les Indiens vivant dans des habitations construites en adobe (briques de terre séchées au soleil).
Ces peuples, utilisant des langues différentes, cohabitaient en paix en cultivant leurs terres comme ils le faisaient depuis des siècles. L’arrivée en 1540 de Francisco Vasquez de Coronado sonna le glas de leur tranquillité par le pillage et la tuerie. Progressivement, missionnaires et soldats espagnols s’installèrent, les uns convertissant, les autres asservissant. Les Indiens Pueblos se révoltèrent en 1680 contre l’envahisseur mais, à la fin du XVIIe siècle, les Espagnols se réinstallèrent.
La majorité des tribus Pueblos vit aujourd’hui au Nouveau-Mexique (Jemez, Keresan Pueblos, Piro Pueblos, Tewa Pueblos, Tiwa Pueblos, Zunis…), les autres en Arizona (Hopis).
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Sud-Ouest, les ZUNIS

Eux-mêmes s’appelaient Ashiwi « la chair »
Leur est une déformation espagnole de Keresan Suny-yitsi, de signification inconnue. De langue zunian, rattaché à l’aztèque-tanoan, ils étaient établis sur la rive nord du cours supérieur de la rivière Zuni, affluent du petit Colorado au Nord-Ouest du Nouveau-Mexique. Peuple de cultivateurs, experts en poterie, les Zunis pratiquaient comme les Hopis le culte Katchina. Quatre niveaux organisaient la société : les prêtres, chargés d’intercéder auprès des puissances de l’au-delà pour provoquer la pluie, occupaient le sommet de cette hiérarchie. Les Zunis appelaient leur terre Shiwona (ou Shiwinakwin « la terre qui produit la chair »). Ils participèrent à la révolte de 1680 et furent regroupés à l’issue de cette guerre sur le site de l’actuel Zuni.
2 500 en 1680, les Zunis sont de nos jours plus de 7 700, installés dans les réserves du Nouveau-Mexique.
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Sud-Ouest, les ANASAZIS

Ils occupèrent vers 1000 av. J.-C. une vaste région communément appelée les « quatre coins », car le centre géographique en était le point de jonction des Etats actuels de l’Utah, du Colorado, de l’Arizona et du Nouveau-Mexique.

Chasseurs puis cultivateurs, ils devinrent sédentaires, installant leurs maisons à charpente de bois sur les mesas. Progressivement, ils firent évoluer leur technique et mirent au point un type d’habitat à base d’adobe, briques d’argile cuites au soleil. À leur apogée au XIIIe siècle, ils édifièrent des villages troglodytes au flanc des falaises (Mesa Verde, canyon de Chelly). Le choix de tels sites fut sans doute inspiré par le souci des Anasazis de se mettre à l’abri des agressions. Les femmes s’affairaient dans les maisons ou s’adonnaient à des travaux de poterie et de vannerie. Les hommes chassaient, travaillaient aux champs ou se réunissaient dans la kiwa pour tisser ou discuter. La vie était rythmée par les saisons et les différentes cérémonies qu’imposaient leurs relations avec les Katchinas, ces esprits qui détenaient tant de pouvoirs et dont il fallait se concilier les faveurs.

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Sud-Ouest, les MOGOLLONS

Leur habitat à demi enterré était adapté aux gros écarts de température qu’ils subissaient.

Installés dans les montagnes au sud du Nouveau-Mexique, les Mogollons vivaient en effet d’une façon plus rustique que les Hohokams. Primitivement chasseurs et cueilleurs, ils devinrent eux aussi habiles cultivateurs, tirant parti de la proximité des torrents de montagne pour faire pousser maïs, courges, haricots… Adroits potiers, les Mogollons étaient également experts en bijoux, utilisant différents matériaux dans leur tâche : turquoises de la région, cuivre venu du Mexique, coquillages de la côte pacifique.
Aux XIIIe et XIVe siècles, ils migrèrent progressivement vers le nord et adoptèrent la culture de leurs voisins Anasazis, « les hommes des falaises ». Les Zunis sont les descendants de ces Mogollons.

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Sud-Ouest, les HOHOKAMS

Installés dans la vallée de la Gila au sud-ouest de l’Arizona, ces Indiens se distinguaient par leur habileté à tirer le meilleur parti des ressources en eau.

Pour leurs champs de maïs, ils développèrent des réseaux complexes d’irrigation ; les fossés qui amenaient l’eau étaient profonds et enduits d’argile afin de limiter l’évaporation et les pertes par infiltration. Des petits barrages régulaient le débit. Ce système permettait de procéder à deux récoltes annuelles, l’une au printemps lorsque les rivières étaient gonflées par la fonte des neiges, et l’autre à la fin de l’été. De tempérament pacifique, les Hohokams étaient d’habiles artisans réalisant poteries, coquillages gravés, sculptures sur pierre… Sans doute victimes de la sécheresse, ils abandonnèrent leurs villages au XVe siècle. Les Pimas et les Papagos sont probablement leurs descendants.

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Sud-Ouest, les HOPIS

Leur nom est une contraction de Hopitu : « ceux qui sont pacifiques ».

De langue shoshonean, ils étaient établis au nord-est de l’Arizona. Descendants de peuples que l’on suppose venus du nord, les Hopis ont adopté les constructions en adobe vers le XIIe siècle, fondant des cités comme Oraibi et Mesa Verde. Cultivateurs et chasseurs de petits animaux, ils développèrent une riche et complexe organisation religieuse et culturelle (culte Katchina, Danse du Serpent…). Solidaires des autres peuples Pueblos contre l’envahisseur espagnol, les Hopis furent aussi en lutte incessante contre les Navajos. Malgré l’emprise espagnole, ils restèrent réfractaires au catholicisme et demeurent attachés à leur culture ancestrale. Leur nombre était estimé à 2 800 en 1680. Ils seraient plus de 9 000 à ce jour dans la réserve Hopi.

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KIOWAS, peuple dominateur…

De leur propre nom Ga-i-gwy ou Ka-i- / gwy « peuple dominateur ».
Leur langue, le kiowan, est un isolât linguistique caractérisé par des sons étouffés. Au milieu du XVIIIe siècle, ils occupaient un territoire recoupé par les Etats de l’Oklahoma, du Kansas, du Colorado, du Nouveau-Mexique et du Texas. Chasseurs de bisons nomades, ils étaient sombres d’expression et lourdement bâtis. La tribu Kiowa est la seule à avoir tenu une chronique bisannuelle à base de pictogrammes (de 1832 à 1892). Avant le XVIIIe siècle, les Kiowas occupaient un territoire situé dans le Montana sur le cours de la rivière Yellowstone (d’où leurs liens très amicaux avec les Crows). Dès qu’ils eurent des chevaux à disposition, ils migrèrent vers le sud en chassant le bison. En 1804, Lewis et Clark les situaient sur la rivière North Platte. En atteignant l’Oklahoma, ils firent alliance avec les Kiowa-Apaches et leurs anciens ennemis Comanches. Considérés comme les plus agressifs des Indiens des Plaines, ils furent d’irréductibles adversaires pour les Américains.
2 000 en 1780, ils étaient 4 000 en 1985, situés en Oklahoma.
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Les COMANCHES… Le Peuple

Ils s’appelaient eux-mêmes Ne-me-ne ou Nimertim: « le peuple ».
Selon les sources, leur nom viendrait de l’espagnol camino ancho, « grand chemin », ou du terme ute koh-maths, « ennemi ». De langue shoshonean, ils étaient nomades chasseurs de bisons, établis au nord-ouest du Texas, se livrant à l’occasion à l’agriculture. Ils étaient réputés pour leurs talents de cavaliers, leur courage, leur impétuosité, leur sens de l’honneur et leur conviction d’être des hommes supérieurs. Originaires de l’est du Wyoming où ils étaient liés aux Shoshones, ils migrèrent insensiblement vers le sud. Pendant le XVIIIe siècle, ils combattirent Espagnols et Apaches avant de s’en prendre aux Américains. Forts de leur alliance avec les Kiowas, ils multiplièrent pillages et meurtres au début du XIXe siècle. Après plusieurs accords non respectés, les Comanches acceptèrent (traités de 1865 et 1867) le retrait dans une réserve en Oklahoma… Mais ils continuèrent leurs raids jusqu’à leur défaite en 1874-1875.
Leur population étaient estimée à 7000 individus en 1700 ; 3600 en 1985.
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Les PAWNEES, hommes des hommes

Ils s’appelaient eux-mêmes Chahiksichahiks : « hommes des hommes ».
Leur nom vient de Paariki, « cornu », en allusion à leur coiffure, ou de Parisu qui signifie « chasseur ». De langue caddoan, ils vivaiant sur le cours moyen de la rivière Platte au Nebraska. Divisés en quatre tribus, les Pawnees étaient des semi-nomades vivant dans des abris de terre. Comme les Mandans, ils se partageaient entre la culture du maïs et la chasse aux bisons.
Ils pratiquaient des rites religieux complexes où les éléments naturels (le vent, le tonnerre, les éclairs, la pluie) étaient les messages envoyés par Tirana, la force supérieure. Une série de cérémonies ponctuait la croissance du maïs avec des sacrifices humains (généralement une captive Comanche). Ils connaissaient la vannerie, la poterie et le tissage. Venus du sud, ils occupèrent la plaine avant l’arrivée des Sioux. Coronado les rencontra en 1541. Au début du XVIIIe siècle, les Pawnees furent alliés aux Français pour commercer et contrer la pression espagnole. Ils s’épuisèrent au XIXe siècle dans leurs luttes contre les Dakotas. Ils fournirent des éclaireurs aux armées américaines et cédèrent leurs terres par traités. Ils sont installés en Oklahoma.
Estimé à environ 10000 en 1780, il étaient 1 149 en 1970.
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Les WICHITAS

LE PEUPLE
Leur nom provient, selon les sources, de Wits qui signifie « hommes » ou du choctaw Wiachitoh qui signifie « grand arbre », allusion à leurs habitations.

Eux-mêmes se donnaient le nom de Kirikitishs, sans doute « les vrais hommes ». De langue caddoan, ils vivaient vers la Wichita Mountains en Oklahoma. Venus du Sud, ils étaient cultivateurs de maïs, de courges et de tabac dont ils faisaient commerce avec les autres tribus. Ils devinrent chasseurs de bisons. Honnêtes et hospitaliers, ils étaient sensibles à la moindre offense. Les Wichitas étaient au Kansas quand Coronado les croisa en 1541. Ils signèrent un premier traité en 1835 avec le gouvernement fédéral puis demeurèrent en Oklahoma jusqu’au début de la guerre de Sécession pour être finalement déplacés au Kansas. En 1867, ils retournèrent définitivement en Oklahoma dans la réserve Caddo.
Ils étaient 3 200 en 1780. 460 en 1970.
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Les CADDOS

Leur est une abréviation de Kadohadacho (une des tribus de la confédération Caddo) signifiant « les vrais chefs ».
Les Caddos se désignaient eux-mêmes sous le nom de Hasinaï: « notre propre culture ». De langue: caddoan, ils étaient installés au sud-ouest de l’Arkansas et nord-est du Texas. Agriculteurs sédentaires pratiquant aussi la chasse aux bisons, les Caddos s’opposèrent en 1541 à de Soto qui reconnut leur bravoure, puis, en 1687, rencontrèrent les survivants de l’expédition de Cavelier de la Salle. Lemoyne d’Iberville les gagna à l’influence française au début du XVIIIe s. Les Caddos s’opposèrent ensuite aux Choctaws puis en furent les alliés contre les Osages (fin XVIIIe siècle). En 1835, ils abandonnèrent leurs terres au gouvernement américain et s’établirent au Texas. Durant la guerre de Sécession, restés fidèles à l’Union, ils furent déplacés au Kansas. Ils furent enfin réinstallés dans une réserve de l’Oklahoma avec les Wichitas (1902).
Environ 2 000 au XVIIIe siècle, ils étaient 967 en 1937.
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Les Arikaras

Leur nom était tiré du pawnee/skidi Ariki qui signifiait « corne » en référence à leur coiffure.
Leur propre nom était Tatiish ou Santtish : « les hommes ». En langage par signes, ils étaient les « mangeurs de maïs ». De langue: caddoan, ils étaient établis sur les rives du Missouri entre la rivière Cheyenne et Fort Berthold (Dakota du Nord), au voisinage des Mandans et des Hidatsas. Bien que de langue différente, les Arikaras étaient proches des Mandans et des Hidatsas par leur mode de vie : huttes en terre, villages entourés de palissades, culture du maïs. À la fin du XVIIIe siècle, ils entretinrent de bonnes relations commerciales avec les Français. Ils furent visités par Lewis et Clark en 1804. Mêlés à des conflits entre négociants en fourrures, ils se trouvèrent aussi sur la route des émigrants vers l’ouest. Les Dakotas et la variole (1837 et 1856) achevèrent de les anéantir. En 1880, Arikaras, Mandans et Hidatsas furent regroupés dans la réserve de Fort Berthold (Dakota du Nord).
Ils étaient 3000 en 1780, évalués à 460 en 1970.
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Les CROWS, Sioux Chiwères

Leur propre nom était Absaroke, « le peuple de l’oiseau ».
Les Français les appelaient « Gens du Corbeau », d’où leur nom anglais. De langue siouan, ils étaient installés au Montana sur le cours de la Yellowstone et de ses affluents : Bighorn, Rosebud et Powder et, plus au sud, la rivière Wind au Wyoming.
Séparés des Hidatsas vers 1776, les Crows étaient un peuple fier, belliqueux, méprisant pour les Blancs, se consacrant à la chasse aux bisons. Leur élégance les fit surnommer par les Français « les Brummels du monde indien ». Possédaient environ 10000 chevaux. Ils furent visités par Lewis et Clark en 1804. Les Crows étaient en guerre permanente avec les Siksikas et les Dakotas. Ils servirent comme éclaireurs pour la cavalerie américaine.
4 000 en 1780, ils étaient près de 6 000 en 1985 dans une réserve sur le cours de la rivière Bighorn (Montana).
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Les HIDATSAS, Sioux Chiwères

Les Mandans les appelaient Minitaris: « ceux qui ont traversé l’eau », en référence à leur première rencontre sur les bords du Missouri.

Pour les trappeurs français, ils étaient les Gros-Ventres de la Rivière (d’où confusion possible avec les Atsinas). De langue siouan, ils étaient très liés aux Crows dont ils étaient issus. Voisins des Mandans sur le Missouri, ils avaient le même mode de vie. Ils ne pratiquaient pas YOkeepa mais la danse du Soleil, également marquée par des tortures corporelles. Leurs sociétés étaient prépondérantes : Soldat du Chien pour les hommes, Société du Bison Blanc pour les femmes… Ils reçurent les mêmes visiteurs que les Mandans. Ils furent également atteints par les épidémies de variole.
2500 en 1780, on dénombrait 731 Hidatsas en 1937 à Fort Berthold (Dakota du Nord).

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Les IOWAS, Sioux Dhegihas

Leur nom vient du dakota Ayuhwa : « ceux qui dorment ». Il pourrait aussi venir de Ai’yuwe, « courgette ». De langue siouan, ils étaient, selon des négociants français, très habiles commerçants et cultivateurs. Ils évaluaient leurs richesses en peaux de bisons et en calumets dont ils étaient des sculpteurs réputés. Ils furent particulièrement au contact des Français (Marquette en 1674, Lemoyne d’Iberville en 1702). Ils possède une réserve au Kansas depuis 1836 puis en Oklahoma depuis 1883. Evalués à 1100 en 1760, en 1985, il étaient 500 Iowas en Oklahoma, Kansas et Nebraska.
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Les Missouris, Sioux Dhegihas

Leur nom, tiré de l’algonquian illinois signifiait « ceux qui ont des pirogues ».
Une autre version propose « grande rivière boueuse », attribuée à la rivière Missouri. Eux-mêmes s’appelaient Niutachi. De langue siouan, ils vivaient dans le Missouri actuel, près du confluent des rivières Grand et Missouri. Ils étaient semi-nomades cultivant maïs, haricots et courges et chassant les bisons. Rencontrés par Marquette (1693), ils subirent une lourde défaite contre les Sauks et les Foxes en 1798. Ils furent ensuite vaincus par les Osages au début du XIXe siècle, avant de se fondre dans les tribus Iowa et Oto.
Leur population était estimée à 1000 individus en 1780. Évaluation inconnue de nos jours.
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Les OTOS, Sioux Chiwères

Eux-mêmes s’appelaient Chewaerae.
Leur nom viendrait de Wat’ota, que l’on peut traduire par « libertin » ; ou plus vraisemblablement signifier « lascif » ou « inconstant ». De langue siouan, ils vivaient au Nebraska, sur le cours inférieur de la Platte. Ils étaient semi-nomades cultivateurs et chasseurs. Dans leur migration vers l’ouest, ils se seraient d’abord séparés des Iowas puis des Missouris. Ils furent visités par Cavelier de la Salle en 1680. Ils Cédèrent leur territoire en 1854. Quand leur réserve sur la rivière Big Blue fut vendue en 1881, ils partirent pour l’Oklahoma où ils partagèrent des réserves avec les Ponças, les Pawnees et les Missouris. De 900 en 1780, ils étaient 1280 en 1985.
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Les KANSAS, peuple du vent du Sud

LE PEUPLE
Du nom d’un de leurs clans qui signifierait « peuple du vent du sud ». De langue siouan, ils s’établirent dans l’est de l’État qui porte maintenant leur nom. Leur mode de vie était identique aux autres tribus Dhegihas. Ils furent sans doute en contact avec Coronado dès 1541. Marquette les rencontra en 1673. Assignés dans une réserve à Topeka (Kansas) en 1846, leur espace fut progressivement repris par le gouvernement fédéral. Ils furent ensuite déplacés vers l’Oklahoma dans une nouvelle réserve proche des Osages.
3 000 en 1780, suivant les estimations, ils seraient 543 en 1985 (en Oklahoma).
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Les OMAHAS, Ceux qui marchent contre le vent.

LE PEUPLE
De langue Siouan, ils vivaient au nord-est du Nebraska, sur la rive ouest du Missouri. Leurs villages étaient faits d’abris recouverts de terre ou d’écorce. Quand ils chassaient le bison, ils adoptaient les tipis comme les autres tribus des prairies.
En conflit avec les Dakotas, ils eurent de bons rapports avec les Blancs. Ils vendirent leurs terres en 1854, à l’exception d’une parcelle qui devint leur réserve, amputée en 1865 d’une surface attribuée aux Winnebagos.
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Les PONCAS

La signification de leur demeure inconnue.
De langue siouan, ils vivaient au confluent des rivières Niobrara et Missouri dans le Nebraska. Issus de la tribu Omaha, ils avaient le même mode de vie. Ils Furent vaincus par leurs ennemis Dakotas et déportés en 1877 vers l’Oklahoma. Une minorité refusa de quitter son territoire dont une partie devint réserve en 1889. Leur population était estimée à 800 en 1780. Il y avait 401 Ponças au Nebraska en 1944 et 2 272 en Oklahoma en 1985
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ASSINIBOINS, les guerriers de pierre

Les Dakotas les appelaient Hohe, « rebelles » ; les Français, les « guerriers de pierre »
Leur nom vient de l’ojibwa Usin-upwawa : « il cuisine en utilisant des pierres ». De langue siouan, ils sont venus de l’Est et des lacs Winnipeg et Nipigon, ils étaient établis à la fin du XVIIIe siècle au sud du Canada, le long des rivières Saskatchewan et Assiniboine. Ils étaient réputés accueillant, nomades et chasseurs de bisons. Issus des Yanktonais au XVIIe siècle, ils avaient pris leur distance avec les autres tribus Sioux et s’allièrent même aux Créés contre les Dakotas. Ils menèrent, en outre, une lutte incessante contre les Siksikas. Ils furent durement touchés par la variole en 1836.
8 000 en 1829, 4 000 après l’épidémie, ils étaient 2 800 en 1985 dans les réserves du Montana et de l’Alberta.
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Dakotas, les maîtres des plaines

Les Dakotas forment une des communautés indiennes les plus importantes aujourd’hui.
Leur nom signifie « Alliés » en santee et se disait Nakota en yankton et Lakota en teton. Ils appartiennent à la famille linguistique siouan. Chassés par les Créés de la région des sources du Mississippi au XVIIe siècle, les Dakotas occupaient au début du XIXe siècle un vaste territoire comprenant tout le Dakota du Sud et une partie des Etats actuels du Dakota du Nord, du Montana, du Wyoming, du Nebraska, de l’Iowa, du Wisconsin et du Minnesota. Jusqu’au milieu du XIXe siècle, les Dakotas n’eurent que de rares affrontements avec les Blancs; ils s’employaient surtout à affirmer leur suprématie sur leurs voisins Ojibwas, Créés, Blackfeet, Crows, Pawnees ou Kiowas.
En 1851, les frontières des territoires Sioux furent définies par un traité. En 1862, les Santees du Minnesota se virent dépouillés de leurs meilleures terres contre des indemnités dérisoires. Au bord de la famine, ils profitèrent de la guerre de Sécession pour attaquer. L’insurrection fit 800 victimes civiles et militaires et 80 morts indiens. Les Santees furent vaincus à Woddlake (22 septembre 1862). En 1863, l’armée US entreprit une campagne punitive (batailles de Whitestone et des Badlands). Le massacre de Sand Creek jeta Cheyennes et Arapahoes dans la guerre (batailles de Platte Bridge et de Wolf Creek en 1865).
La découverte de l’or au Montana et dans l’Idaho provoqua l’ouverture, au mépris des traités, de la piste Bozeman. Ce fut le déclenchement d’un nouvel épisode guerrier de 1865 à 1868, où se distinguèrent Red Cloud et Crazy Horse. Le traité de Fort Rice (avril 1868) consacra les droits des Indiens.
En 1872, le gouvernement US décida la construction d’une voie ferrée entre les montagnes de la Bighorn et les Black Hills. La guerre recommença, marquée par les batailles de Rosebud (1876) et la défaite du général Custer à Little Bighorn (25 juin 1876). Après ce désastre, l’armée US traqua les Sioux qui se réfugièrent au Canada avant de regagner leur réserve en 1881. En 1889, un Paiute nommé Wovoka annonça la venue d’un Messie indien pour chasser les envahisseurs blancs: la GhostDatice, censée hâter l’événement, se répandit dans les tribus Sioux. Cet ultime sursaut se termine par la mort de Sitting Bull et le massacre de Wounded Knee en 1890.
Population estimée à 25 000 en 1780. Les Sioux Dakotas étaient, en 1970, 2500 au Canada et 52000 aux USA. Réserves au Minnesota, Montana, Nebraska et, surtout, dans les deux Etats du Dakota (Pine Ridge, Rosebud, Standing Rock).

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Les ARAPAHOES, les hommes du ciel

Du pawnee Tirapihu ou Carapihu, « commerçants ». Eux-mêmes s’appelaient Invna-ina, « notre peuple ».

Pour leurs alliés Cheyennes, ils étaient les « hommes du ciel » (Hitanwo’iv). De langue algonquian, ils furent d’abord sédentaires. Venus du Manitoba, ils franchirent le Missouri et migrèrent vers le sud et le Wyoming où ils adoptèrent le nomadisme des chasseurs de bisons.
Aux côtés des Cheyennes, luttèrent contre les Dakotas, les Kiowas et les Comanches jusqu’au traité de paix de 1840. Ils furent ensuite en guerre contre les Shoshones, les Utes et les Pawnees. Les Arapahoes participèrent avec les Cheyennes et les Sioux aux luttes contre les Blancs jusqu’au traité de Medecine Lodge (1867) et leur exil vers l’Oklahoma.
3 000 à la fin du XVIIIe siècle, les évaluations sont incertaines aujourd’hui, de 4 000 à 5 000 descendants dans deux réserves (l’une au Wyoming et l’autre en Oklahoma avec des Cheyennes).

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Les CREES et OJIBWAS des plaines

Peuples algonquins du Subarctique et de la Grande Forêt, les Crees et les Ojibwas occupaient des territoires jouxtant les Grandes Plaines.
Des bandes de ces deux tribus adoptèrent progressivement la culture des plaines en s’adonnant à la chasse aux bisons. On les distingue par les termes de Créés des Plaines et Ojibwas des Plaines.
Les Crees étaient des alliés des Assiniboins contre leurs ennemis communs Siksikas et Dakotas. Certains participèrent avec leurs chefs Poundmaker et Bigbear et les Assiniboins à la révolte des Bois Brûlés (1885) qui avaient établi un gouvernement provisoire du Saskatchewan.
Séparés de leurs frères des forêts, les Chippewas, depuis le début du XVIIIe siècle, les Ojibwas des Plaines (appelés aussi Bungees) étaient alliés aux Crees et aux Assiniboins.
La population ojibwas était estimée à environ 4 000 au milieu du XIXe siècle ; leurs descendants ont rejoint les Crees des Forêts dans leur réserve ou se sont mêlés à d’autres tribus.
Estimée à 1500 en 1850, leur population est impossible à évaluer de nos jours.
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Les Atsinas

De Atsena, terme Blackfoot signifiant « hommes du ventre ». Ils s’appelaient eux-mêmes Haatiitm ou Aaninena, « hommes de l’argile blanche ».
Tribu issue des Arapahoes qui les appelaient Hitunewa, « mendiants ». Pour les Français, ils étaient les Gros-Ventres (des Plaines) d’où confusion avec les Hidatsas, connus comme les Gros-Ventres (de la Rivière). De langue algonquian, ils venaient du Manitoba, ils occupaient le nord du Montana, aux abords du Missouri. Chasseurs nomades, ils furent, au même titre que les Blackfeet, de farouches opposants aux trappeurs et d’irréductibles adversaires des Sioux (Crows, Dakotas, Assiniboins) jusqu’en 1867 où ils s’allièrent aux Crows contre leurs protecteurs Blackfeet et furent sévèrement battus.
3 000 en 1780, un millier environ de nos jours, ils ont une réserve au Montana (Fort Belknap) qu’ils partagent avec les Assiniboins.
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Les Illinois

Vient déformation française de leur nom indien Iliniwek, « homme »
De langue algonquian, ils peuplaient le Nord de l’État actuel de l’Illinois (auquel ils ont donné leur nom). Chasseurs de bisons, semi-nomades, ils constituaient une confédération de tribus : Peorias, Kaskaskias, Tamaroas, Cahokias, Michigameas, Moingwenas…
Alliés aux Français, ils furent écrasés par les Iroquois en 1684. Le grand chef Ottawa Pontiac fut tué par un des leurs en 1769. En représailles, les Kickapoos lancèrent une campagne d’extermination : il ne restera que quelques centaines de survivants Illinois.
Après la vente de leurs terres, s’exilèrent au Kansas. En 1854, un traité regroupa dans une réserve de l’Oklahoma les Peorias, Kaskaskias et les tribus Miamis, Weas et Piankashaws.
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Les KICKAPOOS

De Kiwegapan, leur nom signifiait « il se tient par là ».

Les Indiens des plaines les nommaient les « mangeurs de cerfs » et les Hurons Ontarahronon, « peuple du lac ».
De langue algonquian, ils étaient installés au sud de la rive occidentale du lac Michigan. Guerriers redoutables, ils avaient la réputation d’être « beaux, fiers et très indépendants ».
Marquette et Joliet les rencontrèrent en 1672. Les Kickapoos furent de la révolte de Pontiac (1763), de la victoire de la Maumee sur les Américains (1790), puis de la révolte de Tecumseh. Prirent une part importante dans la révolte de Black Hawk (1832). Exilés dans le Sud, ils s’installèrent au Texas avec les Delawares et les Cherokees. Ils furent alliés des Mexicains dans leur tentative de reconquête du Texas (1839). Une partie des Kickapoos s’exila au Mexique pour protéger la frontière des incursions apaches et comanches.
Il existe des réserve pour les Kickapoos « mexicains » en Oklahoma,ainsi qu’au Kansas.

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Les POTAWATOMIS

Littéralement « hommes de la place du feu ». Ils étaient connus comme la nation du feu.
De langue algonquian, ils occupaient la rive orientale du lac Michigan. Chasseurs et pêcheurs semi-nomades, ils pratiquaient la pêche de nuit en installant des feux à la proue de leurs embarcations. Alliés des Français contre les Anglais, participé rent ensuite à la révolte de Pontiac (1763). Installés dans l’Indiana, les Potawatomis s’opposèrent à la colonisation américaine. Expulsés en 1846, ils s’installent au Kansas et se heurtent aux Pawnees.
Leurs descendants occupent des réserves en Oklahoma et au Kansas. Certains sont revenus au sud des Grands Lacs.
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Les Foxes

Leur nom fut donné par les Blancs en référence à l’un de leurs clans, Red Fox, le « Renard rouge ».
Leur nom Meshkwaking signifiait « peuple de la terre rouge ».
De langue algonquian, ils étaient Installés à l’est du lac Michigan, au sud du territoire sauk. Semi-nomades, cultivateurs et chasseurs de bisons, Réputés extrêmement agressifs, ils entretenaient des luttes permanentes contre les Ojibwas.
En contact avec les Européens dès 1660, ils prirent parti en faveur des Anglais contre les Français qui cherchaient à commercer avec leurs ennemis Sioux. Proches de l’extinction, ils fusionnèrent avec leurs voisins Sauks dont ils partagèrent toutes les entreprises, sauf la révolte de Black Hawk en 1832.
Il existe des réserves en Oklahoma (avec les Sauks) et en Iowa.
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Les MENOMINEES

Leur nom complet, Metiominiwoks, signifiait « les hommes du riz sauvage ».
De langue algonquian, ils occupaient un territoire situé entre les lacs Michigan et Supérieur. Pacifiques et sédentaires, ils furent, malgré les différences de langage, alliés des Winnebagos pour contenir leurs dangereux voisins Sauks et Foxes. Pêcheurs dans les eaux des Grands lacs, ils cueillaient le riz sauvage et récoltaient le sucre d’érable. Les femmes étaient réputées pour leurs talents de tisserandes. A l’aide de fibres végétales ou de poils de bison, elles confectionnaient sacs et rubans. L’explorateur Jean Nicollet les rencontra en 1634. Les Menominees participèrent à la révolte de Pontiac (1763), puis restèrent à l’écart des conflits.
Quelques descendants demeurent aujourd’hui dans la région des Lacs.
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Les WINNEBAGOS, peuple de la parole vraie

Leur nom vient de l’algonquin Winipyagobagi, « peuple de l’eau trouble ». Eux-mêmes s’appelaient Hochattgara, « peuple de la parole vraie », allusion à leur conviction de constituer l’une des tribus mères des Sioux
De langue siouan, ils vivaient au nord de la rive occidentale du lac Michigan (péninsule Door et baie Green). Chasseurs de bisons, ils cultivaient maïs, tabac, fèves et courges. Très hospitaliers, ils furent proches des Dakotas par leurs coutumes et croyances. Alliés des Français, puis des Anglais, les Winnebagos s’opposèrent aux Américains jusqu’au terme de la révolte de Black Hawk (1832). Ils furent décimés par les épidémies.
Une réserve winnebago existe au Nebraska, en commun avec les Omahas.
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Les OJIBWAS, hommes spontanés

Eux-mêmes se désignaient Ati-ish-in-aub-ag, « hommes spontanés ».
Ils étaient appelés également Chippewas. Pour les Crees, ils étaient « ceux qui parlent la même langue », pour les Hurons, les « hommes des chutes », pour les Français, les Saulteaux (allusion aux chutes de Sault-Sainte-Marie). Ils appartenaient à la famille linguistique algonquian. Comme les Crees, les Ojibwas étaient divisés en tribus des plaines et tribus des forêts ; ces dernières occupaient la rive nord du lac Supérieur. Ils étaient chasseurs nomades, également réputés comme pêcheurs et constructeurs de canots. Leurs abris en écorce de bouleau étaient l’œuvre des femmes. Ils participèrent activement au commerce des fourrures. Ils furent les alliés aux Ottawas et Potawatomis, en particulier contre les Foxes et luttèrent aux côtés des Anglais contre les Insurgents américains. Ils participèrent aux révoltes de Little Turtle (1790) et de Tecumseh (1812).
Estimée à 30 000 individus en 1905, la population ojibwa vit autour de la frontière américano-canadienne, pour moitié dans des réserves. Elle dépasserait aujourd’hui 75 000 âmes
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Les ALGONKINS

Leur nom est dérivé du dialecte malecite, Elakomktvik qui signifie « ils sont nos alliés ».
Une autre interprétation trouve l’origine du nom dans la langue micmac : Algoomeakittg, « ils harponnent les poissons ». Champlain les appela Algoumequin et les Iroquois Adirondacks, « mangeurs d’arbres ». Ils donnèrent leur nom à la langue algonquine à laquelle ils appartenaient. Ils occupaient le nord du Saint-Laurent, du lac Huron à l’est de Montréal, et les deux rives de la rivière Ottawa. Les Algonquins vivaient en bandes de quelques centaines de personnes, divisées en groupes de chasse. Ils étaient aussi pêcheurs et cultivateurs et habitaient de grandes maisons de bois couvertes d’écorce de bouleau.
Fidèles alliés des Français dès leur rencontre avec Champlain (1603), ils menèrent aussi une guerre permanente contre les Iroquois. De 4 à 5 000 Algonkins vivent dans l’est de l’Ontario et l’ouest du Québec.
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Les Ottawas

Leur nom viendrait de l’algonquin adawe, qui signifie « commercer »
De langue algonquian, ils peuplaient les rives de la baie Géorgienne et île Manitoulin au nord du lac Huron. Les Ottawas servaient d’intermédiaires entre l’Est et l’Ouest.
Repoussés par les Iroquois au nord du lac Michigan, ils furent alliés inconditionnels des Français. Après le traité de Paris (1763), leur chef Pontiac refusa l’hégémonie anglaise et poursuivit la lutte.Les Ottawas firent partie de la fédération des Nations Indiennes Unies de Joseph Brant, hostile à l’expansion américaine. Mais ils cédèrent leurs terres au gouvernement fédéral par des traités successifs (1785,1789,1795,1836).
Il existe une réserve en Oklahoma, et beaucoup d’Ottawas sont établis au Michigan et en Ontario.
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Les Hurons, peuple de la péninsule

Eux-mêmes s’appelaient Wendat, « peuple de la péninsule » (formes voisines : Guyandot ou Wyatidot). Les compagnons de Champlain les baptisèrent Hurons à cause de leur coiffure en forme de hure.
De Langue: iroquoian, ils étaient établis entre les lacs Huron et Ontario. Cultivateurs (blé, fèves, tournesol), pêcheurs et chasseurs, les villages hurons étaient installés à proximité d’un lac ou d’une rivière et constitués de longues maisons en écorce d’orme.
Divisés en quatre clans (Rock, Cord, Bear et Deer), ils étaient organisés en confédération. Pour partie convertis au christianisme par des missionnaires, les Hurons s’allièrent aux Français. Leurs ennemis Iroquois en tirèrent prétexte pour les anéantir en 1648. Des descendants vivent aujourd’hui dans la réserve Wyandot (Oklahoma). Une autre communauté existe à Lorette (Québec).
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Les MAHICANS

Selon certaines interprétations, leur nom signifie « les loups ».
D’autres penchent pour « marée », en référence au mouvement des eaux de l’Hudson. De langue algonquian, ils vivaient sur les rives du grand fleuve. Agriculteurs, chasseurs et pêcheurs, leur mode de vie était proche de celui des Delawares et des Mohegans. Ils firent la guerre contre les Mohawks pour le contrôle des fourrures sur l’Hudson. Dès le début du XVIIIe siècle, l’implantation anglaise les chassa de leurs terres. Comme la majorité des Algonquins, ils se rangèrent aux côtés des Français, puis certains combattirent sous les ordres du général La Fayette pendant la guerre d’Indépendance. Une réserve se situe dans le Wisconsin.
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Les ABNAKIS, ceux de la terre du Levant

Leur nom vient du mot Wabanaki, « ceux de la terre du Levant ». De langue algonquian, ils étainet établis au nord de l’actuel Etat du Maine.
Chasseurs et pêcheurs, hommes aux mœurs simples, courageux, redoutables guerriers, les Abnakis formaient une confédération de tribus (Penobscots, Pennacooks…). Ils furent christianisés par les Jésuites dans le courant du XVIIe siècle. Alliés des Français, ils menèrent une guerre intense contre les Anglais. Ces derniers se vengèrent en massacrant la communauté fondée par le père Sebastien Rôle à Norridgewock (1724). Affaiblis par les combats et la variole, les Abnakis déposèrent les armes en 1754. Sept cents d’entre eux furent cependant aux côtés des Américains pendant la guerre d’Indépendance. Des descendants vivent au Québec et dans le Maine.
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Les MICMACS

De Migmak qui signifie allié.
De langue: algonquian, ils vivaient dans l’actuel Nouveau-Brunsyvick et sur l’île du prince Edouard. Chasseurs semi-nomades, alliés des Abnakis, ils furent sans doute aperçus par Zuan Cabotto (John Cabot) qui longea la côte en 1497. Jacques Cartier les rencontra dans le golfe du Saint-Laurent en 1534, venant à lui avec des fourrures comme cadeaux de bienvenue…, mais il les chassa à coups de canon.
Alliés des Français, ils retardèrent l’implantation anglaise en Nouvelle-Ecosse et au Nouveau-Brunswick, après avoir aidé à l’élimination des Beothuks de Terre-Neuve en 1706.
Les Micmacs vivent toujours en Nouvelle-Écosse.
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Les WAMPANOAGS, peuple de l’Est

De langue algonquian, ils vivaient dans l’État actuel du Massachussets
Ils étaint cultivateurs et pêcheurs. Massacoit, leur chef, se porta au secours des pèlerins du Mayflower en 1621. L’implantation des colons se fit au détriment d’autres tribus, comme les Pequots. Massacoit mourut en 1662. Son fils ainé Metacom, que les Blancs surnommaient le roi Philippe, lui succéda. En 1675 et 1676, il mena une guerre sanglante contre les colons et leurs alliés Mohegans. Il fut tué en 1676, et sa nation vaincue. Les survivants furent, pour la plupart, vendus comme esclaves.
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Les Narragansetts

Les « Hommes du petit point » (de terre).
De langue algonquian, ils vivaient dans les États actuels du Rhode Island et du Connecticut. Agriculteurs, ennemis des Pequots, ils contribuèrent à leur défaite et devinrent la plus puissante tribu du nord de la Nouvelle-Angleterre (1637). Ils furent à leur tour la cible des Puritains. Mêlés à la guerre du roi Philippe, les Narragansetts furent vaincus (1676) et disparurent.
Il restait 25 Narragansetts en 1900. Leurs descendants vivent au Rhode Island.
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Les DELAWARES, les hommes parmis les hommes…

« >Eux-mêmes s’appelaient Lettni-Lenapes, les « vrais hommes », ou « hommes parmi les hommes ».
Nom donné par les Blancs issu de celui de Lord de La Warr, gouverneur de la Virginie. De langue algonquian, ils étaient établis dans les Etats du Delaware, du New Jersey, et dans l’est de la Pennsylvanie. Chasseurs, pêcheurs et cultivateurs, ils étaient considérés avec respect par les autres nations algonquines, du fait de leur suprématie dans la région (on les surnommait les « Grands-Pères »). Ils étaient organisés en trois clans : Munsee (le loup), Unalachtigo (le dindon) et Utiami (la tortue). Après des débuts difficiles avec les Hollandais, le chef Delaware Tammady signa avec William Penn en 1683 un traité qui ouvrit une ère de paix de plus de 50 ans. Mais les fils de Penn spolièrent les Delawares de leurs meilleures terres à l’occasion de la Walking Purchasê (1737). Les Indiens partirent pour les vallées du Susquehanna et de l’Ohio. Ils participèrent aux ultimes révoltes dans l’Est sous la conduite de Little Turtle (1790) et Tecumseh (1812). Pendant la guerre de Sécession, les Delawares luttèrent aux côtés des Nordistes.
Il existe une réserve en Oklahoma.
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Les POWHATTANS

« >LE PEUPLE
ls étaient réunis en confédération de tribus regroupées sous l’autorité de Wahunsonacock, chef des Potomacs (tribus Pamukey, Pocomoke, Rappahannock, Nansemond, Wicomi, Mattaponi…). Les Blancs l’appelèrent Powhatan et ce nom désigna les Indiens de cette confédération. De langue algonquian, ils peuplaient le littoral de la Virginie et du Maryland.
Agriculteurs et chasseurs, ils furent les premiers à subir l’invasion blanche. Entre 1607, date de la fondation de Jamestown, et 1675 survint une succession ininterrompue de trêves, de massacres. En quelque soixante ans, les tribus Powhatans furent réduites à quelques bandes éparses. Il existe quelques descendants très métissés en Virginie.
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Les SECOTANS

« >« Là où c’est brûlé »
Peut-être allusion à la technique de défrichage par le feu de ce peuple d’agriculteurs. De langue algonquian, ils habitaient le littoral de la Caroline du Nord entre les baies Albemarle et Pamlico. Agriculteurs (maïs, haricots, courges…), chasseurs et pêcheurs, leurs villages, proches de la mer, étaient entourés de palissades : ils comprenaient de dix à trente grandes maisons.
Leur vie fut décrite par John White qui accompagnait sir Raleigh. Ils furent, comme leurs voisins Powhatans, submergés par la colonisation européenne (XVIIe s.). Les tribus Machapungas, Pamlicos et Hatteras qui, plus tard, vécurent dans la région semblent avoir été les descendantes des Secotans.
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Les CATAWBAS, hommes robustes

« >Plusieur Etymologies ont été avancées : du choctow Katapa, « divisé, séparé », ou du yuchi Kotaba, « hommes robustes ».
Egalement connus sous le nom de Issa ou Essa : « rivière ».
De langue siouan, ils vivaient dans la Vallée de la rivière Wateree (ou Catawba), dans les deux Carolines. Ils étaient agriculteurs sédentaires, réputés braves et hospitaliers, organisés
en une confédération d’une quinzaine de tribus. Ennemis des Cherokees, ils furent fidèles aux Anglais (sauf en 1715, lors de la révolte des Yamassees) puis aux Américains. Durement frappés par les guerres et la variole, les Catawbas n’étaient plus que quelques centaines en 1775. Certains se fondirent et se métissèrent parmi les Cherokees en exil. Le dernier sang-pur serait mort en 1962.
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Les Yuchis, ceux qui viennent de loin

« >Leur propre nom, Tsoyama, signifiait « hommes du soleil ».
De langue siouan, ils vivaient dans l’Est du Tennessee, dans une région de petites montagnes. Très indépendants et ils avaient la réputation d’être de farouches guerriers. En 1567, les Espagnols leur infligèrent de très lourdes pertes. Face à la pression des colons, ils migrèrent vers les terres des Creeks (1729) qu’ils suivront, pour certains, en Oklahoma. D’autres grossirent les rangs des Seminoles.
Au XVIe siècle, leur population étaient estimée à 5 000. Le recensement de 1949 dénombrait 1216 descendants de Yuchis, dont une moitié métissée.
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Les CHOCTAWS ou Têtes plates

L’Etymologie de leur nom est incertaine. Peut-être la corruption de l’espagnol chato, signifiant « plat », « aplatir » (le crâne des enfants car, pensaient-ils, cette coutume donnait une vue perçante). Pour cette raison, les Français les appelaient « Têtes plates ». De langue muskogean, ils vivaient dans le Sud de l’Alabama. Moins belliqueux que leurs voisins et ennemis Chickasaws, les Choctaws se consacraient à l’agriculture (maïs, patates douces, tournesol). Egalement chasseurs à l’arc et à la sarbacane. Après le passage de l’expédition de Soto, ils restèrent 150 ans sans contacts avec les Européens. Alliés des Français, ils durent, après la défaite de ceux-ci, migrer à l’ouest du Mississippi (1780). En 1830, ils cédèrent leurs terres au gouvernement américain et partirent vers l’Oklahoma.
Environ 20 000 sur 115 villages au début du XVIIIe siècle. Le recensement de 1985 indique à peu près le même nombre (Oklahoma, Mississippi).
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Les Chickasaws

L’Etymologie de leur nom est inconnue. De langue muskogean, ils vivaient au Nord de l’actuel Etat du Mississippi. Guerriers très redoutés. Les hommes chassaient, péchaient et bâtissaient les demeures. Les femmes s’occupaient des plantations. Alliés fidèles des Anglais, les Chickasaws jouèrent dans le sud le même rôle que les Iroquois dans le nord. Ne tolérant aucune incursion sur leur territoire, ils luttèrent contre Shawnees (1715 et 1745), Iroquois (1732), Français (1736), Cherokees (1769) et Creeks (1795). Ils migrèrent vers l’Oklahoma en 1822, où ils obtinrent un territoire distinct (1855).
Ils étaient environ 5 000 descendants au milieu du XXe siècle.
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Les Creeks ou « Muskoke »

« >De l’anglais creek, car ils vivaient aux abords de la rivière Ochulgee, que les Européens appelaient Ochese Creek.
Eux-mêmes se nommaient Muskoke, du nom de la tribu dominante. De langue muskogean ils vivaient dans les actuels Etats de Géorgie et d’Alabama organisés dan une confédération de tribus réunies autour des Muskokes. Les Creeks étaient excellents agriculteurs (maïs, courges, tournesols), à l’occasion chasseurs et pêcheurs. Leurs villages étaient fortifiés.
Ils sont aux côtés des Yamassees pendant leur révolte (1715), ils s’opposent aux Cherokees pour l’hégémonie régionale (1753) et s’allient aux Anglais contre Français et Espagnols. Cela n’empêcha pas les colons britanniques d’envahir leurs terres. Après l’indépendance américaine, les Creeks menèront en vain la révolte des Red Sticks (1812-1814). Leur exil forcé vers le lointain Oklahoma commença en 1836.
Ils étaient environ 20 000 au début du XVIIIe siècle. Leurs descendants sont nombreux (entre 12 000 et 40 000) et, pour la plupart, installés dans des réserves en Oklahoma.
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APALACHEES, le peuple de « l’autre côté »


Leur nom vient du choctaw Apalachi « peuple de l’autre côté » (de la rivière Alabama). De langue muskogean, ils vivaient au
nord-ouest de la Floride. Ils seraient venus vers le XIVe siècle de l’ouest du Mississippi, amenant avec eux la tradition des temples bâtis sur des tertres. Redoutables guerriers, ils étaient aussi pêcheurs, chasseurs et cultivateurs, ils commerçaient avec les Timucuas. Convertis par les missionnaires espagnols au XVIIe siècle, les Apalachees furent victimes des Creeks et des colons anglais (1703). Les survivants soutiendront la révolte des Yamassees (1715). Au début du XIXe siècle, la nation apalachee n’existait plus.
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Les « maîtres » TIMUCUAS

Il sont connus aussi sous le nom de Utina.
Timucua signifierait « souverain »ou « maître ». De langue muskogean, ils vivaient au Nord de la Floride. Cultivateurs, chasseurs et pêcheurs, les Timucuas vivaient dans des maisons rondes regroupées en villages fortifiés. Très habiles marins, ils commerçaient avec Cuba. Ils furent rencontrés successivement par Ponce de Léon (1513), Narvaez (1528), de Soto (1539) et Ribault (1562). Les Espagnols supplantèrent les Français et christianisèrent les Timucuas, avant que ceux-ci ne soient décimés par les Creeks, les Yuchis et les Catawbas, aidés par les Anglais. 13 000 vers 1650, les Timucuas n’existaient plus un siècle plus tard.
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Au coeur des Rocheuses

Chassés du continent par la dernière glaciation, les chevaux revinrent dans le Nouveau Monde par les bateaux des Conquistadores.

Les Indiens crurent d’abord qu’homme et bête n’étaient, tel le centaure de la mythologie grecque, qu’un seul et même être. Mais la peur fit rapidement place à la curiosité. Les premiers indigènes à acquérir des chevaux furent les Comanches qui les échangèrent contre des esclaves. En 1680, un grand nombre d’animaux échappèrent aux Espagnols en lutte avec les Pueblos et purent gagner les confins du Nouveau-Mexique où ils proliférèrent rapidement. Après quoi, ils se répandirent et peuplèrent la grande prairie. Au cours du XVIIIe siècle, par le troc et le vol, toutes les tribus intégrèrent progressivement le cheval à leur mode de vie : d’abord les Navajos, Apaches, Utes, puis les Osages, Kiowas, Cheyennes, Arapahos, ensuite les Pawnees, Crows, Shoshones, Dakotas, Mandans, enfin les Créés, Ojibwas, Blackfeet et Nez-Percés. Le « chien sacré » devint un élément prépondérant dans l’existence même des tribus : animal de trait, il couvrait de longues distances et tirait de lourdes charges sur les travois ; mieux, il pouvait porter un cavalier !
Cette migration d’un siècle allait transformer l’espèce : issu des races arabe et numide, fin et fougueux, le cheval andalou (genêt ou barbe) se trouva confronté aux rigueurs de l’hiver et aux attaques des loups. Une sélection naturelle s’opéra en faveur des plus résistants : l’espèce perdit quelques centimètres au garrot et gagna un nouveau nom, mustang (de l’espagnol mestengos, égaré). Vers 1800, deux millions de ces chevaux vivaient alors en liberté. A cette époque, le cheval fut enfin introduit dans la région du Plateau. L’espèce trouva dans la vallée de la Columbia les conditions idéales à son épanouissement. Les Yakimas contrôlaient d’immenses troupeaux ; les Nez-Percés furent reconnus comme des éleveurs et dresseurs hors-pair ; les Cayuses (dont le nom sera adopté par les Blancs pour désigner les poneys indiens) diffusèrent ces élevages, entre autres celui du célèbre cheval Appaloosa omniprésent parmi les tribus voisines de la rivière Palouse.

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L’aire artique

Pendant l’hiver arctique, long crépuscule faiblement éclairé par un soleil qui n’apparaît que quelques heures par jour au-dessus de l’horizon, le sol de la toundra était recouvert de glace et de neige.

Les hommes ne pouvaient trouver subsistance que sur le littoral pour y chasser le phoque. Il leur fallait retrouver la baie où l’on avait chassé les années précédentes, mais le plus difficile restait à localiser les trous dans la glace, là où les phoques venaient respirer à intervalles réguliers. C’est grâce au flair de son chien, le husky, que le chasseur pouvait les découvrir. Pendant l’été, le long des côtes de l’Alaska et du Labrador, les Inuits pouvaient s’adonner à bord de leur kayak aux risques — et aux plaisirs — de la chasse aux morses. Sur une mer momentanément libérée des glaces, ils se lançaient aussi à la poursuite des cétacés : baleines, cachalots, narvals, marsouins… Cette dernière chasse se pratiquait à bord des umiaks, embarcations de dix mètres construites avec des os et des peaux de baleines.
Les Inuits se déplaçaient en bandes de 40 à 50 individus, soit 10 à 15 chasseurs. Ils n’avaient pas de chef mais, pour les opérations de chasse, un responsable, le plus expérimenté, était souvent désigné. Le seul à détenir une parcelle de pouvoir était le chaman. Chasseur, père de famille comme les autres membres de la communauté, il était capable d’entrer en relation avec les esprits et possédait le don de soigner, voire de guérir. A quelques variantes près, ces peuples, de l’Alaska au Groenland, parlaient la même langue: l’eskimo-aleut. Malgré des conditions de vie très difficiles, les Inuits étaient des hommes heureux et accueillants, leur vie communautaire était empreinte de chaleur et d’amitié,

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Subartique, du Manitoba au Labrador

Les Athabascans du Nord-Canada et de l’Alaska affrontaient des froids extrêmes, la température descendant fréquemment à moins 60° C.

A demi enterrés, leurs abris comportaient deux épaisseurs de peaux pour assurer une meilleure protection. Les Algonquins partageaient les mêmes épreuves, mais leur environnement offrait une plus grande variété de gibier (castors, porcs-épics, canards, oies). Les grands animaux (caribous et orignaux) étaient plus vulnérables dans la neige profonde où ils s’enfonçaient que sur le sol gelé de la toundra.
Tous les Indiens du Subarctique attendaient le printemps comme une délivrance. Ils allaient pouvoir à nouveau s’adonner à leurs activités traditionnelles : pêche aux truites pour les Naskapis, chasse au rat musqué pour les Kutchins et les Koyukons, fabrication du sirop d’érable pour les Algonquins… Le printemps était aussi le temps des retrouvailles entre tribus amies et l’occasion d’échanges : silex, fourrures, objets en cuivre (couteaux, alênes) changeaient alors de mains. Durant les mois suivants, les Athabascans de l’ouest reprenaient activement la pêche au saumon et, tous, leur course derrière les troupeaux de caribous migrant du sud au nord à travers les grands espaces. Les chasseurs chipewyans parcouraient à nouveau la toundra, la taille ceinte de cornes de caribou : en s’entrechoquant, celles-ci attiraient quelque mâle solitaire croyant venir participer à un combat pour la possession d’une femelle. Les femmes Naskapis fumaient viande et poissons et les Ojibwas récoltaient le riz sauvage sur les bords du lac Supérieur.
Ce cycle immuable fut rapidement perturbé avec l’arrivée des Blancs. Trappeurs français et anglais allèrent à la rencontre des Indiens dès le XVII1′ siècle pour échanger des couteaux en fer, des fusils, des couvertures contre les fourrures. Deux siècles plus tard, le commerce dépendait des grandes compagnies, comme celle de la Baie d’Hudson. A leurs comptoirs, les Indiens venaient s’approvisionner : fusils, poudre, couteaux, haches devenaient leur propriété, tarifés suivant la seule monnaie en vigueur : la peau de castor.

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Subartique, chasseurs du Grand Nord

Un point commun unissait tous ces peuples : le caribou, animal qui se déplaçait en troupeaux innombrables.

Comme le bison pour les Indiens des plaines, il fournissait viande, peaux et divers matériaux indispensables, os, andouillers, nerfs pour les armes et les outils. Les migrations des caribous conditionnaient le nomadisme des Indiens : déplacement vers le nord dès l’arrivée des beaux jours pour la naissance des jeunes bêtes, reflux vers la forêt au retour des grands froids. Vivant aux limites de la toundra et de la taïga, les Chipewyans étaient de ceux dont l’existence se rythmait au gré de telles migrations.
De camp d’été en camp d’hiver, ils ne séjournaient jamais longtemps au même endroit. Leurs abris d’été, simples tipis recouverts de peaux, devaient s’installer et se démonter rapidement. Le camp établi, chacun s’activait à ses tâches habituelles. Les hommes chassaient, péchaient ou construisaient un canot ; les femmes s’occupaient du feu, de l’eau, de la cuisine et, au retour des chasseurs, prenaient également en charge le dépeçage des animaux, le séchage de la viande, le tannage des peaux et la confection des vêtements. Lors des déplacements, elles transportaient l’essentiel des charges. Malgré ces multiples tâches, elles n’étaient guère favorisées en retour, ne prenant leur repas qu’après les hommes et seulement dans la mesure où il restait quelque chose à manger ! Cet état de subordination était fréquent dans les tribus qui subissaient des conditions de vie difficiles. La nécessité d’assurer l’approvisionnement en nourriture, essentiel pour la survie de la communauté, faisait que le rôle du chasseur, donc de l’homme, était prépondérant. En hiver, sur les traces des animaux qu’ils pourchassaient, les Chipewyans établissaient leurs campements plus au sud, dans la forêt.

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Les hommes du Caribou

La région subarctique recouvre la plus grande partie du Canada et de l’Alaska.
Cet espace immense s’est modifié depuis le milieu du XIXe siècle sous la pression de la modernité mais il n’a pas subi les transformations radicales qui ont touché, par exemple, l’est et le centre des Etats-Unis : croissance démographique, forte industrialisation, déforestation rapide… La migration européenne préféra progresser vers l’ouest plutôt qu’obliquer au nord des Grands Lacs où, la majeure partie de l’année, les hommes de la forêt et de la toundra subissent les rigueurs des plus grands froids. L’aire subarctique peut se subdiviser en trois parties :
1) Une zone très montagneuse, englobant l’Alaska, le Yukon et la Colombie britannique, constituée par l’extrémité septentrionale des Rocheuses et dominée par l’imposante chaîne St. Elias où culmine le Mont Me Kinley (6 194 m). De puissants glaciers alimentent des rivières où abondent les saumons. A moyenne et basse altitude, la région est couverte d’une épaisse végétation abritant une faune variée : cervidés (orignaux, caribous, chèvres des montagnes, mouflons), ours (grizzlis, ours noirs).
2) La toundra, limitée au nord par le littoral arctique et comprenant les actuels territoires du nord-ouest canadien et la partie la plus septentrionale du Labrador. Isolés du Pacifique par les importantes chaînes côtières, ces territoires reçoivent de rares précipitations. Même pendant le long hiver de huit mois, la couche de neige excède à peine 30 centimètres… mais le sol est gelé sur une profondeur de 300 mètres (le permafrost). Le dégel au printemps permet la floraison d’une végétation où dominent les lichens et qui attire les vols de nombreux oiseaux migrateurs.
3) Plus au sud, la taïga, vaste forêt de pins et de bouleaux, s’étend de l’Atlantique aux Rocheuses ; elle englobe une part importante du Québec, de l’Ontario, du Manitoba et de l’Alberta. Sous un climat moins rude, la forêt abrite de nombreux animaux : castors, rats musqués, renards, orignaux, caribous, cerfs, loups, ours noirs.
Avec des variations suivant les latitudes, ces trois régions ont en commun un climat continental d’une grande rigueur, aux écarts de température importants : étés courts et chauds, hivers interminables avec des chutes de température à -30‹ C.

Des Indiens de deux familles linguistiques se partageaient le Subarctique : à l’est, les Algonquins (Naskapis, Montagnais, Ojibwas, Créés…), à l’ouest et au nord, des Athabascans (ceux de la division nord de la langue que l’on appelle aussi tinneh ou déné) avec les Chipewyans, Yellowknives, Dog- ribs, Beavers, Kaskas, Tahltas, Carriers, Kutchins, Tutchones, Koyukons, Tananas… Les Athabascans de la toundra qui occupaient les régions les plus froides et pauvres en ressources se déplaçaient en petites bandes d’une ou deux familles : pacifiques de tempérament, ils consacraient l’essentiel de leur énergie à la recherche de nourriture. Les Algonquins qui, majoritairement, vivaient dans la forêt profitaient d’un environnement plus riche et plus clément. Ils étaient semi-nomades et souvent agressifs quand, par hasard, des voisins venaient à pénétrer sur leurs territoires de chasse.

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Côte Nord-Ouest, de fructueux échanges

Si les Indiens de la côte accumulaient des richesses afin de persuader les autres (et eux-mêmes) de leur propre grandeur, cette obsession s’accommodait fort bien des interventions de forces surnaturelles.

Les chamans en étaient les instruments. Hommes ou femmes, ils disposaient d’un pouvoir aussi important que le chef de tribu. Ils étaient craints pour leur allure effrayante et les pouvoirs qu’ils prétendaient détenir : divination, traitement des maladies… »

Dans le nord, les rites des chamans s’exerçaient en la seule présence de ceux qui sollicitaient leur pratique : intervention confidentielle, peut-être plus humaine. Dans le sud, chez les Kwakiutls en particulier, le pouvoir des chamans se manifestait à travers de puissantes sociétés (celles des « Mangeurs de Chiens », de « Ceux qui descendent du ciel » et la célèbre société Hamatsa « les danseurs cannibales »). Leurs initiés se recrutaient essentiellement parmi les plus riches de la tribu, ceux qui pouvaient rétribuer les chamans. Les cérémonies d’initiation prenaient un caractère effrayant dans le but d’impressionner et de renforcer le pouvoir d’une élite — chamans et membres de la société — sur le reste de la tribu.

Les Indiens de la côte nord-ouest n’ont été que tardivement au contact du monde européen. Les premiers furent, en 1741, les Russes avec les deux vaisseaux de l’expédition Béring, le Saint-Pierre et le Saint-Paul. Une tempête sépara les deux bateaux et le Saint- Paul commandé par le capitaine Alexis Chirikov aborda une côte inconnue, en fait l’île Chickagof à 58° de latitude nord. Ils trouvèrent des traces de présence humaine et crurent apercevoir des canots montés par des guerriers. Quelques marins envoyés en exploration ne revinrent jamais.

En 1773, le roi Charles III d’Espagne, ayant eu connaissance des mésaventures russes, ordonna à une flottille placée sous le commandement de Juan Perez de prendre possession de toutes les terres situées au sud du 60° de latitude nord. Quand ils abordèrent l’île de la reine Charlotte, les Espagnols rencontrèrent les Haïdas qui les étonnèrent par leur sens du marchandage. En 1778, James Cook, poursuivant son troisième voyage dans le Pacifique, rencontra les Nootkas sur l’île de Vancouver. Les Indiens étaient avides d’acquérir des objets en fer (couteaux, outils) ; les Européens voulaient des fourrures. L’échange aurait pu être profitable aux deux parties si la cupidité de certains Européens n’avait irrité des Indiens pourtant rompus aux subtilités du troc. Les rapports se dégradèrent rapidement dans les années suivantes. Le navigateur français La Pérouse qui explorait la côte des Tlingits en 1786 fit état dans ses rapports de l’attitude agressive des Indiens tempérée, fort heureusement pour les Blancs, par la crainte des armes à feu. Une fois de plus, malgré l’intérêt qu’il y avait à échanger pour mieux se connaître, il s’était établi entre les deux mondes une incompréhension inspirée par l’orgueil, l’agressivité ou la cupidité.

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Côte Nord-Ouest, des baleines et des hommese

Ces hommes étaient aussi des guerriers redoutables. Leur orgueilleux souci de respectabilité les rendait peu aptes à pardonner les affronts.

Des opérations guerrières longuement préfacées étaient déclenchées pour laver toute offense et se soldaient par des morts, des scalps, des têtes coupées, quelques survivants emmenés en esclavage… et le pillage systématique des biens des vaincus.
De l’automne au printemps, quand ils ne se consacraient pas à la préparation d’un potlatch ou à des activités artistiques ou guerrières, les Indiens de la côte nord-ouest s’adonnaient avec dynamisme au commerce. Au-delà des échanges de voisinage entre tribus, une activité importante existait entre la côte et les régions de l’intérieur. Au sud, les Chinooks, par la rivière Columbia, étaient en relations avec les Indiens du Plateau, mais l’essentiel des produits de la côte transitait par les Tlingits. Peuple guerrier et entreprenant, ceux- ci étaient aussi habiles commerçants sachant tirer profit de toutes les transactions. Situés à l’extrême nord, c’est par eux que passait le commerce avec les peuples de l’Alaska et, à l’est, avec les Athabascans. Les produits de la côte (coquillages, os et huile de baleine) s’échangeaient contre les peaux de caribou et le cuivre.
Comme la plupart des autres tribus de la côte, les Tlingits respectaient la lignée familiale par les femmes — d’où un réseau complexe de responsabilités au sein des familles. Un père s’occupait de l’éducation des enfants de sa sœur alors que ses propres enfants dépendaient de l’autorité du frère de sa femme. La transmission du savoir était essentiellement orale et, très tôt, les enfants apprenaient de leurs aînés l’histoire du clan, les exploits de ses plus glorieux guerriers. Une stricte discipline s’exerçait sur les jeunes et les filles devaient être chastes jusqu’au mariage. Leur passage de l’enfance à l’état de femme s’accompagnait de rites rigoureux et contraignants : jeûne absolu de plusieurs jours, immobilité totale en position assise dans une petite hutte à l’écart du village, obligation de se frotter les lèvres et le visage avec une pierre dure huit heures par jour… Le non-respect de ces rites augurait mal du reste de la vie de la jeune fille. La fin de son épreuve s’achevait par la pose d’un « labret » dans la lèvre inférieure.

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Côte Nord-Ouest, les sculpteurs de Thuya

Du Nord jusqu’à la latitude de l’île de Vancouver, la côte est découpée et escarpée par les derniers reliefs des montagnes Rocheuses. Une forêt dense recouvrait autrefois le paysage jusqu’au bord de l’eau, là où les Indiens installaient leurs villages.

Point d’agriculture pour ces hommes qui tiraient de la mer l’essentiel de leurs ressources alimentaires et, de la forêt environnante, le matériau indispensable pour leurs constructions et leur artisanat.
La saison de la pêche commençait dans le courant du printemps et se terminait en septembre. La mer était riche en poissons (harengs, thons, éperlans…) et de nombreuses espèces de mammifères marins s’offraient aux coups des pêcheurs : phoques, loutres et lions de mer, dauphins… Une baleine échouée était une aubaine car seuls les Nootkas et les Makahs osaient s’aventurer en haute mer pour chasser le plus gros des cétacés. En bord de mer, la pêche se complétait par des récoltes importantes de coquillages (moules, clams) et d’œufs d’oiseaux de mer.
A la fin du printemps, les rivières étaient envahies par la migration annuelle des saumons remontant vers les zones de frai. Cette pêche mobilisait longuement hommes et femmes pendant la belle saison : ils quittaient leurs villages et s’installaient le long des rivières. Comme leurs frères du Plateau ou les Aleuts de l’Alaska, les Indiens de la côte usaient de tous les moyens possibles pour piéger le maximum de proies : harpons, nasses, barrages… Une cérémonie saluait la première prise : dans de nombreuses tribus, les Indiens croyaient que des hommes morts se réincarnaient en saumons pour venir nourrir leurs frères vivants ; une telle cérémonie devait les inciter à revenir l’année suivante. Les femmes se chargeaient de vider les poissons et de les faire sécher sur des claies. L’automne venu, seule se pratiquait la pêche à la morue ou au flétan. C’était aussi la période où les Indiens se tournaient vers la forêt pour chasser. Malgré la densité de la végétation et le relief difficile, l’entreprise était payante car le gibier abondait : chèvres des montagnes, cerfs, élans, ours… et toutes sortes de petits animaux à fourrure : castors, loutres, martres, marmottes, rats musqués, écureuils. A travers ces activités de pêche et de chasse, les Indiens de la côte nord-ouest ressemblaient fort aux autres habitants du continent. C’est quand ils posaient harpons, arcs et flèches que leur différence se faisait jour.

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Côte Nord-Ouest, les hommes de l’Orque

Profonde d’environ 200 kilomètres, la région « côte nord-ouest » s’étend sur près de 2 300 kilomètres du nord au sud, de la baie Yakutat en Alaska à la frontière actuelle des Etats de l’Oregon et de la Californie aux USA.

Petite en surface si on la compare à la région des Plaines ou à celle du Subarctique, marginale par rapport à l’ensemble du continent nord-américain, cette région est en réalité l’une des plus importantes et mystérieuses du monde indien.
Il est très vraisemblable que certains des peuples qui vivaient sur cette côte, tels ceux de langues salishan et penutian, ont d’abord suivi les mêmes voies migratoires que les autres Indiens à travers les régions septentrionales du Canada puis les vallées des rivières dévalant vers le Pacifique. Mais d’où venaient les autres, dont la langue n’est parlée nulle part ailleurs et qui ont développé une culture si particulière ? L’hypothèse logique serait la migration de peuples de marins venus du nord, des côtes de l’Alaska ou peut- être du Japon ou du Kamtchatka, via les îles Kouriles et les Aléoutiennes, portés par les courants qui suivent cette trajectoire. Hypothèse gratuite qu’aucune preuve à ce jour n’est venue étayer : les vestiges sont rarissimes du fait de l’humidité des terrains, mortelle pour des objets en bois, seul matériau utilisé. Les traces retrouvées ont simplement prouvé une présence humaine sur cette côte, 10 000 ans avant J.-C.
Faute de déchiffrer l’énigme de leur origine, il reste à constater l’intérêt majeur de la culture de ces peuples. Ils avaient élaboré une société très hiérarchisée, l’accession à un rang supérieur pouvait se faire par le jeu de l’hérédité, mais la possession de richesses était un élément tout aussi important. Celles-ci étaient une preuve d’ardeur au travail, d’habileté ou de valeurs guerrières, elles venaient à celui qui les méritait, lequel s’empressait de les redonner. Cette surprenante redistribution de biens se faisait cérémonieusement au cours des potlatchs. Tout événement important donnait lieu à potlatch (installation dans une nouvelle demeure, accession à une dignité, enterrement…) ; on y invitait les dignitaires des autres clans en faisant preuve de la plus grande générosité pour affirmer ainsi la supériorité de son clan. Un potlatch durait plusieurs jours et pouvait réunir des centaines d’invités qu’il fallait nourrir et héberger. Après les cérémonies d’accueil, les festins, les danses, l’œuvre était parachevée par la distribution des cadeaux, les discours des invités rendant hommage à leur hôte et le remerciant de ses largesses, ces mêmes invités qui, de retour dans leur village, s’empresseraient d’organiser un potlatch pour, à leur tour, démontrer leur grandeur. Une telle fête demandait des mois de préparatifs pour les proches de l’organisateur, les membres de son clan et les esclaves attachés à leur service — ces esclaves qui pouvaient être sur la liste des cadeaux au même titre qu’une pirogue, des peaux de phoque ou un baril d’huile de baleine. Ce système de valeurs associant étroitement la dignité d’un personnage et les biens en sa possession, la reconnaissance de son rang et sa capacité à distribuer ses richesses, inspirait tout l’équilibre de la société indienne de la région.

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Le Plateau, Tête plates et Nez-Percés

Si les Blancs ne pénétrèrent que tardivement le Plateau, leur présence se faisait déjà sentir dès la fin du XVIIIe siècle…

Produits destinés aux tribus de la vallée de la Columbia et aussi, hélas, épidémies, les Blancs sont là ! On cite une tribu de Sanpoils frappée par la variole en 1782, maladie transmise par des marchandises venues de la côte et qui tua la moitié de la communauté. La grippe, la rougeole et le choléra firent également des ravages. En 1805, l’expédition Lewis et Clark guidée par Sacajawea, femme shoshone, rencontra les Nez-Percés et les plus importantes tribus du Plateau. Les explorateurs firent état à leur retour de l’hospitalité des Indiens de la région. Les relations commerciales se développèrent sur la frontière à la satisfaction de tous.
Dans les années qui suivirent, les émigrants empruntèrent toujours plus nombreux la « piste de l’Oregon » et les Indiens furent regardés comme des voisins gênants. Le gouvernement négocia une série de traités avec les tribus dont la finalité était de les déposséder progressivement de la quasi-totalité de leurs terres. Les Yakimas se révoltèrent en 1855. En 1860, on découvrit de l’or sur le territoire des Nez-Percés : ce fut la ruée. Les Nez-Percés ne possédaient plus que le huitième des terres garanties par le dernier traité de 1855… et le gouvernement fit pression pour les transférer. La tribu se souleva en 1877 sous la conduite du Chef Joseph. Vaincu l’année suivante, ce dernier se rendit avec 418 survivants, dont 87 guerriers. Déportés en Oklahoma, 103 moururent de la malaria. Quand, en 1885, sur intervention du général Miles qui les avait vaincus, le gouvernement autorisa leur retour dans le nord-ouest, ils n’étaient plus que 257 autour du Chef Joseph pour une tribu forte de 3 300 âmes dix ans plus tôt.

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